Mea culpa mea culpa mucho mucho mea culpa...
Ça fait 13 jours que je n'ai pas écrit! 13 jours! En 13 jours, j'aurais eu le temps de:
- écrire au moins 20 pages de texte
- construire un cabanon
- m'entrainer pour un demi-marathon
- faire une couple de batch de muffins sans sucre, sans gras, sans goût
- perdre mon set de clés 15 fois, le retrouver en sacrant chaque fois
- Appeler la moitié de la planète pour trouver de la job
- Perdre 10 livres à stresser parce que mon compte est encore à -200$
Dans une ancienne vie, j'aurais fait tout ça et même plus encore. Mais justement, cette ancienne vie, ben ça a l'air qu'elle a pris le bord. Après la création à Prospero en avril, il m'a pris une écoeurantite aigue d'écriture et résultat; un Nin LaBod au cerveau complètement ratatiné par le manque d'exercice. Faudrait je fasse quelques push-up mentaux, là. Je me gave d'informations et de potins inutiles, de regarde des block-busters à répétition, je regarde une fleur pendant 10 minutes sans réfléchir aux graves conséquences d'un tel geste... je ne me reconnais plus.
Après la tournée, j'avais une semaine avec Film-lé à Londres. On a marché a ville au grand complet. En fait non, on a vu ce qu'on voulait voir. Abbey road (lui), Camden town (moi), London eye (tellement lui, c'est ben trop haut pour moi!), Covent garden (magasinage, moi, moi, moi!), London dungeon (euuuuuh, both), Le Globe (fermé, shit).
Abbey Road, première destination, après une looooongue nuit de sommeil et un petit déjeuner graisseux qui nous a réconcilié avec les déjeuners (pain et/ou brioche et/ou croissant en France = pu capab'!!!)
Bon, moi, j'ai un mauvais sort qui plane sur ma tête et qui me suit depuis des millénaires. Chaque fois que je veux visiter quelque chose, c'est fermé pour rénovations. Je ne me plains pas, ici, c'est vrai! Complètement vrai!
Donc, évidemment, Film-lé, qui me parle de Abbey Road depuis sa naissance au moins veut voir le studio! (C'est le studio d'enregistrement des Beatles et des plus grands groupes de la planète) Ben joualvert, toute la devanture est recouverte par des échafaudages et des toiles!
Il fallait s'y attendre, les olympiques à Londres, l'an prochain, entrainent un relooking complet de cette ville déjà très belle.
On s'est ensuite promenés dans Camden town, un marché hippie-hipster-bohème entouré de jolies canaux où les bâteaux-maisons pullulent.
Pour le reste, je ne peux pas révéler tout de suite où on est allés, parole donnée à monsieur Film-lé parce que surprise pour sa famille... alors j'en parlerai ultérieurement.
Je peux dire cependant que nous avons vu un musical-hommage à Mickeal Jackson et que nous avons fini la soiré debout tout le monde a danser comme des malades avec les interprètes. Soirée folle!
On est sorti dans un club qui ressemblait à une grotte et qui était rempli de gens (oui, oui!) Danser danser comme ça faisait longtemps! C'est qu'il danse bien, le Film-lé! Il a attiré l'attention de pas mal de monde... hé hé... Je lui laisse le soin de raconter ces aventures!
Au London Dungeon, on a appris pas mal sur Jack L'Éventreur, qui a une histoire assez remarquable, parce qu'on a jamais réussi à identifier réellement ce meurtrier en série qui assassinait des prostituées dans Whitechapel. J'ai aussi appris une partie de l'histoire sombre de Londres, ses épidémies, ses incendies dévastatrices, Bloody Mary , et Sweeny Todd, qui a fait l'objet d'un film de Tim Burton.
Ensuite, fatigués mais heureux de notre périple, nous avons repris le train vers Paris pour ensuite filer à Reims, dans la région de la Champagne, chez ma plus vieille amie, Sandra, et son mari Jonathan.
Je vous réécris sous peu.
Je suis maintenant à Valence, dans le sud de la France. Nous présentons Un peu de tendresse ce soir et demain, congé. Ensuite, Madrid pour une série de 5 spectacles, et puis; maison!
samedi 18 juin 2011
dimanche 5 juin 2011
Fin de tournée - première partie
Et bien voilà. La première partie de la tournée est complete. Le “crowdy-tour” avec plein de monde (21 interprètes!) se termine et on reprend à Valence le 16 juin. Un petit 10 jours Valence-Madrid et puis back to Montréal!
Je suis assise dans le hall de l’hôtel, j’attends de pouvoir intégrer mon prochain hôtel (check-in à 14h) pis je suis ben, ben vedge. J’ai l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé sur le corps.
Hier soir, public le plus chaleureux en 3 jours. Les Londoniens sont courtois, gentils, serviables, mais brise-leur pas le quatrième mur. Au théâtre, ils sont glaciaux. La première a été très difficile. On ne recevait rien, on avait l’impression d’être plate en ta… mais ça en prend des comme ça. Après la réaction à Paris, c’est dur de recevoir un accueil mitigé. Mais on a quand même bien fait notre job. Enrica les a brassé pas mal! Akram Kan et Sidi Larbi Sherkaoui, 2 chorégraphes européens, sont venus nous voir.
Faut que je vous raconte aussi, à la première, on avait des spectateurs de choix; Yvon Deschamps et Judi Richard étaient dans la salle! Oui oui! Benoit Bisaillon, qui fait le son durant le spectacle, les connait, et la gang a rencontré par hasard le couple dans le hall de l'hôtel. Ils logent au même hôtel que nous! Benoit leur a offert des billets! Ils sont même restés pour le cocktail de première, après, j'ai eu la chance de discuter avec eux! La groupie en moi n'était pas loin! Ils ont aimé le spectacle, je pense bien. Le lendemain, je voyais Judi planter "live" devant moi en face de l'hôtel, toute absorbée qu'elle était par son appareil photo. Pas de mal. Elle a réussi à planter de façon magistrale en ne lâchant pas son appareil! Je l'ai trouvé encore plus sympathique!
Sabrina: “If you don’t stand up, I’ll bring back Margaret Tatcher!”
Réaction monstre.
C’était la dernière tournée de notre belle Manu. Elle va me manquer. Je vais la revoir, c’est sûr, mais cette fille est un atout pour la compagnie. Elle a une intelligence émotive et une sensibilité incroyables. Pis c’est une danseuse qui semble flotter… Je n’ai aucun doute qu’elle saura trouver son bonheur… c’est une personne magnifique.
C’est une équipe incroyable, si je peux me permettre de me répéter. Sans idéaliser, je pense qu’on a trouvé un équilibre où l’égo n’a pas vraiment sa place au sein de la compagnie. On a tous des personnalités fortes, mais on est tissés serrés. On s’aime ben.
Quote de Simin; « J’ai le tsour de a poche en jachère »
Bon. Là, c’est les vacances. Film-lé n’arrive que ce soir. J’ai un bel après-midi devant moi. Je vais aller m’évanouir sur un banc de parc, je pense.
Je suis assise dans le hall de l’hôtel, j’attends de pouvoir intégrer mon prochain hôtel (check-in à 14h) pis je suis ben, ben vedge. J’ai l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé sur le corps.
Hier soir, public le plus chaleureux en 3 jours. Les Londoniens sont courtois, gentils, serviables, mais brise-leur pas le quatrième mur. Au théâtre, ils sont glaciaux. La première a été très difficile. On ne recevait rien, on avait l’impression d’être plate en ta… mais ça en prend des comme ça. Après la réaction à Paris, c’est dur de recevoir un accueil mitigé. Mais on a quand même bien fait notre job. Enrica les a brassé pas mal! Akram Kan et Sidi Larbi Sherkaoui, 2 chorégraphes européens, sont venus nous voir.
Faut que je vous raconte aussi, à la première, on avait des spectateurs de choix; Yvon Deschamps et Judi Richard étaient dans la salle! Oui oui! Benoit Bisaillon, qui fait le son durant le spectacle, les connait, et la gang a rencontré par hasard le couple dans le hall de l'hôtel. Ils logent au même hôtel que nous! Benoit leur a offert des billets! Ils sont même restés pour le cocktail de première, après, j'ai eu la chance de discuter avec eux! La groupie en moi n'était pas loin! Ils ont aimé le spectacle, je pense bien. Le lendemain, je voyais Judi planter "live" devant moi en face de l'hôtel, toute absorbée qu'elle était par son appareil photo. Pas de mal. Elle a réussi à planter de façon magistrale en ne lâchant pas son appareil! Je l'ai trouvé encore plus sympathique!
Sabrina: “If you don’t stand up, I’ll bring back Margaret Tatcher!”
Réaction monstre.
C’était la dernière tournée de notre belle Manu. Elle va me manquer. Je vais la revoir, c’est sûr, mais cette fille est un atout pour la compagnie. Elle a une intelligence émotive et une sensibilité incroyables. Pis c’est une danseuse qui semble flotter… Je n’ai aucun doute qu’elle saura trouver son bonheur… c’est une personne magnifique.
C’est une équipe incroyable, si je peux me permettre de me répéter. Sans idéaliser, je pense qu’on a trouvé un équilibre où l’égo n’a pas vraiment sa place au sein de la compagnie. On a tous des personnalités fortes, mais on est tissés serrés. On s’aime ben.
Quote de Simin; « J’ai le tsour de a poche en jachère »
Bon. Là, c’est les vacances. Film-lé n’arrive que ce soir. J’ai un bel après-midi devant moi. Je vais aller m’évanouir sur un banc de parc, je pense.
samedi 4 juin 2011
Un matin rock'n roll
Londres
4h15 du matin
Alarme de feu dans l'hotel.
Tab...
Mon premier réflexe d'auto-défense?
Éteindre la #@%&!!! d'alarme sur mon cadran et me rendormir!
Sarah, ma roomate, a été pas mal plus alerte;
Elle m'a dit: "Pogne ton passeport, on sort!"
Une gang de danseux sul'bord de la rue, les yeux bouffis, la face pleine de plis de draps.
Genre mille heures plus tard, un camion de pompier s'est pointé.
Wow! Ben moi, j'ai déjà appelé les pompiers, à Montréal, pis 5 secondes plus tard, 3 camions arrivaient avec des pompiers pleins de haches pis de tuyaux.
Je pense que c'est parce que le feu britannique va moins vite.
C'est toujours une question de culture.
Bref.
Faut essayer de se rendormir, maintenant, parce qu'une Nini pas réveillée est une Nini pas de bonne humeur.
Pis ça, c'est plate pour l'Angleterre, ben plate.
jeudi 2 juin 2011
La sirène
Oh, j'ai oublié de vous dire,
le soir de l'avant-dernière, un gars est monté sur la scène lors des saluts. Il est monté sur scène nu avec une immense perruque blanche. Il a juste marché sur scène, personne ne l'a arrêté, il n'était pas agressif ni rien, mais quand même! Genre d'affaire que e show provoque. Le public de Paris m'aura surpris jusqu'à la dernière minute. Pas que je m'attendais à quoi que ce soit, mais l'électricité qu'on sentait dans l'ai laissait place à... n'importe quoi, on sentait qu'il aurait pu se produire n'importe quoi. Les gens criaient parfois, à la fin des applaudissements, de gros "MERCI!!!", et wow, que de réactions enivrantes! Moi et Mick Jagger = même combat!
le soir de l'avant-dernière, un gars est monté sur la scène lors des saluts. Il est monté sur scène nu avec une immense perruque blanche. Il a juste marché sur scène, personne ne l'a arrêté, il n'était pas agressif ni rien, mais quand même! Genre d'affaire que e show provoque. Le public de Paris m'aura surpris jusqu'à la dernière minute. Pas que je m'attendais à quoi que ce soit, mais l'électricité qu'on sentait dans l'ai laissait place à... n'importe quoi, on sentait qu'il aurait pu se produire n'importe quoi. Les gens criaient parfois, à la fin des applaudissements, de gros "MERCI!!!", et wow, que de réactions enivrantes! Moi et Mick Jagger = même combat!
Qué pasa, signorita?
Aaaaaaaah le amis, je suis tellement désolée de n'avoir pas tenu le fil de la tournée à jour! Je sais pas, vraiment pas pourquoi d'ailleurs. Je n'ai pas été attaquée par des zombis, je n'ai pas manqué d'internet, ni d'inspirations, ni d'aventures. J'ai juste pris un break d'écrire. On dirait que j'étais saturée de touches d'ordinateur pour un ti boutte. Mais là, ça revient. Le doigts me démangent. Bon signe.
Il y a eu le départ d'Utrecht et ses chauffeurs de taxi désagréables comme un Harper sur l'acide. Pas contents, les môsieurs, pas contents du tout parce qu'on voulait être 5 au lieu de 4 dans ton #*&*\&!!!!! de taxi. Pis en guise de signe de protestation, on a fait une ride d'enfer vers l'aéroport et je pense qu'on a à peine effleuré le sol avec les roue. Même pas peur.
Arrivée à Paris, ville où j'ai plein de beaux souvenirs! J'y suis venue pour la première fois en 2003, à la fin de mes études en théâtre, pour y faire un stage de jeu masqué. On était toute ma classe à faire les fous pendant 10 jours. J'y suis revenue depuis, en tournée, et chaque fois, c'est la même chose. Il y a quelque chose de très familier dans cette ville. Je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas les parisiens! Qu'est-ce qu'ils sont chiants! On me disait; il y a les Français, et puis il y a les Parisiens. Oooooooh que c'est vrai. Les gens sont stressés, stressés... Mais au Théâtre, on a tellement bien été reçus! Claire, directrice de la section danse, est une perle de gentillesse! Elle nous a écrit personnellement après les spectacles pour nous féliciter! Et l'accueil! Wow! 5 rappels chaque soir. On ne s'attendait pas à ça. Moi pas, en tout cas.
Je me disait que ça allait être plutôt froid. Mais non, pour un peu, on se sentait comme des rock stars. Je commence à sentir ma tête enfler.
Vraiment, on a fait une série de spectacles digne de nous, forts et énergiques. Beaux.
J'ai mal au corps, et plus les shows avançaient, plus on sentait fatigués, mais on n'a pas lâché. Je peux répertorier environ une douzaine de bleus en ce moment sur mon ti body, mais je suis rendue blindée, on dirait. Steel-body Bodri.
Le 23, Film-lé jouait à Pari, lui aussi. Tient donc. Je me suis garroché vers le café où il jouait direct après le spectacle avec une fébrilité sans nom. Pis ben, trop tard, j'ai raté la fin de son match d'impro. Pas grave, on se retrouvait. Fatigués, mais heureux. Le 24 il ne partait qu'à 16h, alors on a fait un brin de visite. On a été voir les dessous de la tour Eiffel. On a marché. On a pas beaucoup parlé. On était juste heureux de se retrouver. Mangé de la bonne crème glacée.
Pis il est parti. Ça a failli virer au drame; je l'ai envoyé sur la mauvaise ligne de métro! Il a failli rater son train par ma faute. La crème glacée m'était montée au cerveau! Il a attrapé son train de 16h à 15h58... Du grand Bodri... Ben quoi, j'essayais juste de l'empêcher de partir! Petit pause agréable dans cette tournée!
D'ailleurs, cette tournée est vraiment merveilleuse. Vraiment. Tout le monde est zen, pas mal discipliné. Tout le monde a vraiment une belle attitude. Je découvre de nouvelles personnes, dont la super Guillermina Kerwin, alias Guacamole. Quelle fille agréable! Première tournée, 2 enfants, une bonne humeur et une folie contagieuse. Et d'une humilité! À prendre sans modération!
On a fini ça en beauté, la run à Paris. On a été, après la dernière, au café l'Industrie.
Très bon, j'ai mangé du canard. Pas rentrés très tard, je suis rendue sage! Et le lendemain, on avait congé, alors ma grande amie, ma BFF, Sandra, qui vit maintenant à Reims, venait me rejoindre en ville!
Je me suis levée de bon matin. 8h! J'ai marché jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il faut vous dire que, la dernière fois que nous nous sommes retrouvées à Pars ensemble par hasard, nous nous sommes retrouvées sous la tour Eiffel. Fallait trouver quelque chose d'aussi gros! Alors 9h15, gros soleil, pas grand monde sur la place, pas encore. Elle est là, assise calmement. Je la reconnais tout de suite. Ma soeur qui ne m'a jamais vraiment quitté. Ma soeur à qui je peux tout dire. Qui n'a pas peur de me brasser, qui me dira toujours ce qu'elle pense franchement. Vision rassurante. Elle ne l'a pas eu facile, durant la dernière année. Organiser un déménagement en France, sans sécurité d'emploi, avec des problèmes pour son visa... Elle est courageuse, mon amie.
On se retrouve là. Après 3 mois sans s'être vues. Ça a toujours été comme ça. On se connait depuis 20 ans, mais chaque fois qu'on se voit, c'est comme si on s'était vues la veille. On marche dans Paris, Saint-Germain des prés, Montmartre, la Basilique, on s'arrête pour manger un peu. Confit de canard délicieux. Sandra me dit que ici, c'est moins cher que de manger de la viande rouge. Alors on se bourre la face dans le canard. Un petit rosé mmmmm... On continue notre promenade, on passe à côté de l'opéra. Deux vraies touristes bien assumées... Pompidou, le Louvres, le marais, on fini dans le coin de Notre-Dame, elle doit repartir vers la gare bientôt. Presque 10 heures de marche à travers la ville! On a parlé de tout et de rien, on fait un peu le bilan de où on est rendues dans nos vies. C'est stimulant et épeurant à la fois. Parce qu'on sait très bien toutes les deux quelles étaient les aspirations profondes de l'autre. Parce qu'on connait maintenant les possibilités concrètes qui s'offrent à nous. Parce qu'on se connait. C'est une battante, mon amie. J'en suis fière!
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