Aaaaaaaah le amis, je suis tellement désolée de n'avoir pas tenu le fil de la tournée à jour! Je sais pas, vraiment pas pourquoi d'ailleurs. Je n'ai pas été attaquée par des zombis, je n'ai pas manqué d'internet, ni d'inspirations, ni d'aventures. J'ai juste pris un break d'écrire. On dirait que j'étais saturée de touches d'ordinateur pour un ti boutte. Mais là, ça revient. Le doigts me démangent. Bon signe.
Il y a eu le départ d'Utrecht et ses chauffeurs de taxi désagréables comme un Harper sur l'acide. Pas contents, les môsieurs, pas contents du tout parce qu'on voulait être 5 au lieu de 4 dans ton #*&*\&!!!!! de taxi. Pis en guise de signe de protestation, on a fait une ride d'enfer vers l'aéroport et je pense qu'on a à peine effleuré le sol avec les roue. Même pas peur.
Arrivée à Paris, ville où j'ai plein de beaux souvenirs! J'y suis venue pour la première fois en 2003, à la fin de mes études en théâtre, pour y faire un stage de jeu masqué. On était toute ma classe à faire les fous pendant 10 jours. J'y suis revenue depuis, en tournée, et chaque fois, c'est la même chose. Il y a quelque chose de très familier dans cette ville. Je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas les parisiens! Qu'est-ce qu'ils sont chiants! On me disait; il y a les Français, et puis il y a les Parisiens. Oooooooh que c'est vrai. Les gens sont stressés, stressés... Mais au Théâtre, on a tellement bien été reçus! Claire, directrice de la section danse, est une perle de gentillesse! Elle nous a écrit personnellement après les spectacles pour nous féliciter! Et l'accueil! Wow! 5 rappels chaque soir. On ne s'attendait pas à ça. Moi pas, en tout cas.
Je me disait que ça allait être plutôt froid. Mais non, pour un peu, on se sentait comme des rock stars. Je commence à sentir ma tête enfler.
Vraiment, on a fait une série de spectacles digne de nous, forts et énergiques. Beaux.
J'ai mal au corps, et plus les shows avançaient, plus on sentait fatigués, mais on n'a pas lâché. Je peux répertorier environ une douzaine de bleus en ce moment sur mon ti body, mais je suis rendue blindée, on dirait. Steel-body Bodri.
Le 23, Film-lé jouait à Pari, lui aussi. Tient donc. Je me suis garroché vers le café où il jouait direct après le spectacle avec une fébrilité sans nom. Pis ben, trop tard, j'ai raté la fin de son match d'impro. Pas grave, on se retrouvait. Fatigués, mais heureux. Le 24 il ne partait qu'à 16h, alors on a fait un brin de visite. On a été voir les dessous de la tour Eiffel. On a marché. On a pas beaucoup parlé. On était juste heureux de se retrouver. Mangé de la bonne crème glacée.
Pis il est parti. Ça a failli virer au drame; je l'ai envoyé sur la mauvaise ligne de métro! Il a failli rater son train par ma faute. La crème glacée m'était montée au cerveau! Il a attrapé son train de 16h à 15h58... Du grand Bodri... Ben quoi, j'essayais juste de l'empêcher de partir! Petit pause agréable dans cette tournée!
D'ailleurs, cette tournée est vraiment merveilleuse. Vraiment. Tout le monde est zen, pas mal discipliné. Tout le monde a vraiment une belle attitude. Je découvre de nouvelles personnes, dont la super Guillermina Kerwin, alias Guacamole. Quelle fille agréable! Première tournée, 2 enfants, une bonne humeur et une folie contagieuse. Et d'une humilité! À prendre sans modération!
On a fini ça en beauté, la run à Paris. On a été, après la dernière, au café l'Industrie.
Très bon, j'ai mangé du canard. Pas rentrés très tard, je suis rendue sage! Et le lendemain, on avait congé, alors ma grande amie, ma BFF, Sandra, qui vit maintenant à Reims, venait me rejoindre en ville!
Je me suis levée de bon matin. 8h! J'ai marché jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il faut vous dire que, la dernière fois que nous nous sommes retrouvées à Pars ensemble par hasard, nous nous sommes retrouvées sous la tour Eiffel. Fallait trouver quelque chose d'aussi gros! Alors 9h15, gros soleil, pas grand monde sur la place, pas encore. Elle est là, assise calmement. Je la reconnais tout de suite. Ma soeur qui ne m'a jamais vraiment quitté. Ma soeur à qui je peux tout dire. Qui n'a pas peur de me brasser, qui me dira toujours ce qu'elle pense franchement. Vision rassurante. Elle ne l'a pas eu facile, durant la dernière année. Organiser un déménagement en France, sans sécurité d'emploi, avec des problèmes pour son visa... Elle est courageuse, mon amie.
On se retrouve là. Après 3 mois sans s'être vues. Ça a toujours été comme ça. On se connait depuis 20 ans, mais chaque fois qu'on se voit, c'est comme si on s'était vues la veille. On marche dans Paris, Saint-Germain des prés, Montmartre, la Basilique, on s'arrête pour manger un peu. Confit de canard délicieux. Sandra me dit que ici, c'est moins cher que de manger de la viande rouge. Alors on se bourre la face dans le canard. Un petit rosé mmmmm... On continue notre promenade, on passe à côté de l'opéra. Deux vraies touristes bien assumées... Pompidou, le Louvres, le marais, on fini dans le coin de Notre-Dame, elle doit repartir vers la gare bientôt. Presque 10 heures de marche à travers la ville! On a parlé de tout et de rien, on fait un peu le bilan de où on est rendues dans nos vies. C'est stimulant et épeurant à la fois. Parce qu'on sait très bien toutes les deux quelles étaient les aspirations profondes de l'autre. Parce qu'on connait maintenant les possibilités concrètes qui s'offrent à nous. Parce qu'on se connait. C'est une battante, mon amie. J'en suis fière!
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