jeudi 22 juillet 2010
Into te wild
http://etreici.blog.com/2010/06/23/into-the-wild/
jeudi 15 juillet 2010
La fin, déjà...
Là, on est à l’aéroport, ça fait au moins mille heures qu’on attend. On a pris 6 avions en 8 jours. J’ai le mal de coeur qui se tient pas loin au cas où. Pis aujourd’hui, juste pour faire chier, après 8 jours de soleil, là, il y a des orages éclectiques au-dessus de Charles-of-Gaulle.
Sara est couché à terre en chien de fusil, Julien taponne sur son iphone, Anne joue au tetris, Simon regarde... on ne sait trop quoi. Alexandre essaie d’attirer l’attention en faisant jouer du gros rock sale sur son ordi. Tout le monde est dans son monde. Retard de 20 minutes.
Les retours sont rough.
Je vis toujours un deuil. Toujours. Qu’on parte 1 mois ou 3 jours. C’est dur de quitter l’effervescence de la tournée. Tout le monde retourne à sa vie. Les papas et mamans ont hâte de serrer leurs kids dans leurs bras. Frédéric a d’ailleurs fait une répétition tout à l’heure pour se remémorer les techniques de changement de couche.
J’entre dans un rush. Un rush le fun mais un rush tout de même. Sur le vol de retour je vais en profiter pour mettre la dernière main à mon texte. Première répétition demain.
Hiiii-ha!
J’ai été un peu négligente ces derniers jours, je n’ai pas beaucoup écrit. Nous sommes allés 3 jours à Almada. Juste assez pour me donner envie de revenir explorer les Portugal. Nous sommes allés à la plage avant-hier, en voyage organisé. C'est à dire qu'on s'est rendu tous ensemble par tram et bus jusqu'au bord de l'Atlantique, qui était gl-gl-gl-glacée... On a brûlé au soleil, mes amis!!! Au show hier soir, on dénombrait 13 coups de soleil, 8 marques de costume de bain et 1 insolation.
Moi, j’ai des taches de vaches derrière les genous. Essaie de mettre des « pads » pour faire les chorégraphie, ayoye, tab...
Un bel endroit, par contre, on jouait dehors, donc tard. La scène était construite dans un cours d’école. Pas d’élèves en vue, thank god, on traumatisera personne à soir.
Un petit vent, des mouettes qui commentent nos numéros, des têtes blanches plus qu’enthousiastes, j’ai même créé un sketch avec une madame rousse avant le show, on la faisait passer pour ma mère que je braillais de retrouver... On a eu un gros fun noir!
Hier, avant le spectacle, visite de Lisbonne. C’est beau, cette ville, dans toute sa décrépitude. On m’a dit que le Portugal était l’un des pays le plus pauvre d’Europe, je ne sais pas si c’est vrai. Les murs de la ville témoignent toutefois d’un manque d’entretien évident des structures. La ville est lumineuse, toute en côtes et en escaliers. On a pris le ferry pour s’y rendre. Un ferry faisant penser à un « Boat-people ».
Le premier soir, on a mangé dans le port d’Almada, fruits de mer, porto blanc, frites.
En rentrant, on a croisé des bestioles sur la rue.
***********
Deux coquerelles dans la rue...
Gangrène- Dis donc, tu vois pas quelque chose?
Crespo- Rrararra nen, kess tu veux dwire?
Gangrène- J’entends comme une grondement sourd.
Crespo- Capôôôôte benwaide!
Gangrène – Je te dis, je vois des affaires énormes au loin, énormes!
Crespo – Dans ta tête, fillette.
Gangrène – Ah oui? Depuis quand les affaires dans ma tête avancent vers nous à pas démesurés?
Crespo – Ben caline de binne! T’as waisonne, man! Cours, Gwangwène, cours!
Gangrène – Euh, pourquoi on se tasse juste pas? Il y a une bouteille de bière à moitié vide, juste là, on se cache dedans!
Crespo – Ataboy!
Elles grimpent dans ladite bouteille, mais Crespo, légèrement enveloppée, éprouve quelques difficultés. Elle y parvient enfin.
Crespo – Koss qu’on fait astheuw rrrarara?
Gangrène – On attends que le géants passent.
Crespo – Sont une méchante gang!
Gangrène – Tabarouette! Ils viennent de tuer Rodrigue et sa femme!
Crespo – Elle qui attendait son 6 millionième morveux!
Gangrène et Crespo – Woooooooooooo!
Crespo – Kossé ça?
Gangrène – Un des géants vient de prendre notre cachette!
Crespo – Fayt je te dise, je t’ai toujours aimé...
Gangrène – Arrête moi ça, on va pas mourir.
Luche – Hey, cool, je viens d’en trouver une pas vide!
Gaetan – Man, c’est dégueu, laisse ça à terre.
Luche – Non, j’ai vraiment soif.
Gaetan – Héhéhéhéhé....
Crespo – Ils ont ein dwôôôle d’accent, non?
Gangrène – On s’en va dans l’hôtel, Cresp!
Crespo – On vient de fwapper el jackpot!
Gangrène – On va envahir l’hôtel!
Crespo – Leurs bagages!
Gangrène – Leur pays!
Crespo – Le mondeuuuuuuuuu!!!!
Gangrène – Je suis émue.
Crespo – French moé.
Nos deux amis sortent enfin de leur cachette pour se précipiter en douce dans un sac adidas éventré, dans l’attente de leur sortie victorieuse dans un lointain pays...
Je suis de retour. Après une journée interminable de transport. Je connais les aéroports par coeur, maintenant.
Gros orage sur Paris, l’avion brassait dans tous les sens.
Puis, le vol sur Montréal, nous sommes quelques uns a avoir été surclassés, et ça, ça met un baume sur 16 heures de transport. Alexandre était vert de jalousie, hé hé.
Je joins des photos bientôt, promis.
See you later alligator.
lundi 12 juillet 2010
Playa Portugal!
La banlieue, plutôt.
Les spectacles à Amsterdam se sont bien passés, le deuxième mieux que le premier. Disons que le premier soir, malgré un public vraiment chaleureux, on était un tantinet mou au niveau du molet.
Julie, ma coloc d'Amsterdam, m'a jasé ça une bonne demi-heure après le show dans le lit, et j'avoue que cette partie de ma vie est floue dans mon esprit... J'essayais fort de soutenir une conversation, mais la bouche molle, ça marche pas. Je lui dormais dans la face, pauvre elle.
Je me regarde le body, à matin, pis je suis un joyeux mix entre Arnold Schwarzengueuguerre (Mon alter-ego) et un mapmonde en 3D. Les bleus envahissent la planète Bodri et les muscles prennent des proportions surprenantes.
Mad dog Bodri is here.
De retour en chambre avec ma chum Enrica, à Almada.
Clisssss c'est beau!
Hier, journée d'amérique, journée de cobaye, journée d'ateeeeennnnte... On est partis de Amsterdams à 10h, vol vers Paris, 2 heures d'attente, vol vers Lisbonne, autobus vers Almada. Drop les bagaglis, pis tramway vers le port.
On nous attends déjà impatiemment, on est déjà des rock-stars ici! La preuve; les garçons de restos nous courent après pour nous faire asseoir dans leurs restos!
Comme on est anti-attrape-touriste (tsé, on développe des antennes, à la longue) on se dégotte un petit resto qui sent bon, avec un serveur vraiment gêné qui passe la soirée à courir tête baissée pour assouvir nos moindres désirs.
Moi; seiche (pieuvre) avec salade de poivrons, vino et mousse au chocolat. C'est bon, mais j'avais tellement faim que j'aurais pu manger des taies d'oreiller que ça aurait goûté bon pareil. Mention spéciale à la mousse au choco qui goûtait le Dunkin Hines pas cuit. mmmmmmmmm. En prime, on regarde la partie de foot Espagne-Hollande. On est contents de l'avoir quittée ce matin, celle-là. J'aime pas ça voir du monde pleurer. Si en plus ce sont des immenses gars blonds, ça devient troublant!
On se termine ça avec porto et Jamieson.
Retour à l'hôtel, dernier verre au bar, on raconte à Julien, "the new one" nos meilleurs souvenirs de tournée. Évidemment, la fameuse soirée à Helsinki ressurgit comme un spectre aux effluves de vomit et de toilettes détruite. Passons.
Là, mais drette là, je m'en vais montrer mon pas-de-tan aux Portugais sua playa. On se fait un voyage organisé.
Je pense que ce que j'aime tant à être en tournée, c'est que je me sens moi-même, je me connais à travers ces amis que je découvre chaque jour davantage. Je ne me sens pas jugée, jamais. Même si je suis une criss de folle. C'est complètement égocentrique, mais ça me donne le goût de me tourner vers les autres. Ces autres-là, ils sont fous aussi. Tristes parfois, compréhensifs toujours, et profondément humains. I like it.
Je m'en vais goûter les sel de mer live.
Ciao!
vendredi 9 juillet 2010
The guy who saved my day, remember?
Tout ça pour dire qu'après 2 ans, on a continué de s'envoyer des affaires, de se faire découvrir de la musique. Pis ce soir, il est venu voir le spectacle. Il vit maintenant à Amsterdam. Il a pas changé une miette.
C'est toujours rafraichissant de comprendre ce que les gens ressentent en voyant le spectacle. Moi, ça me ramène à pourquoi je fais ça, et je réalise ce qu'on porte, ce qu'on transmet au public. Pas que je sacralise la chose, juste de rester conscient de ça, juste de réaliser que c'est extrêmement précieux, cet échange. On ne peut pas dire n'importe quoi n'importe comment. On ne peut pas souffrir la complaisance.
Parlant de précieux, notre Dave national s'est foutu une banane dans le cul en mon honneur pendant le show. Je pense qu'il me fait des avances solide... Mais je le trouve juste un peu trop petit. Dommage.
Demain soir on s'organise pour commander de la pizza et louer un bateau pour aller sur les canaux pour le soir de dernière. Yééééé. J'aime la tournée.
Au resto, grosse conversation sur le mariage, ce que ça veut dire pour nous. Je vous déstabilise, hein? Comme quoi on passe pas nos journées à boire pis dire un paquet de niaiseries en se mettant des bananes là où ça fait mal!
Julie est arrivée ce matin, contrat oblige. Elle a failli rater son vol, William, son bébé/fil/bombe/trop cute avait caché son billet. Il voulait pas qu'elle parte! Cuuuuute!!!
3 heures du mat, faut que matante se couche!
Bonne nuit de l'autre bord!
jeudi 8 juillet 2010
Amsterdam, I'm back!!!
Demain soir, je ne sais pas si vous vous souvenez, (voir dans mes premiers post) un certain Eoghan vient voir le show... Ce même Irlandais de souche qui m'avait sauvé d'un potentiel internement à l'asile de Berlin à cause d'un gros cave de douanier et d'une canne de sirop d'érable il y a de cela quelques année... Ce Eoghan qui enviait ma vie de voyage et d'arts, qui travaillait pour le gouvernement suisse, et bien il a fait le grand saut, il vit maintenant ici avec sa femme et sa musique! J'ai hâte de le voir!
Voilà pour ce soir, ce petit intermède dans ma vie de fous me fait du bien, les cocos!
dimanche 14 mars 2010
Post mortem
Je suis assise dans mon salon, les restes d'une poutine à côté d'une grosse king can de Laurentides. Je porte ma ceinture fléchée et j'écoute "Tout le monde en parle" pour me replonger dans ma joyeuse culture à la vitesse grand V.
Demain, back to the normal life.
On a eu une belle dernière, hier soir à Vienne. La fébrilité de la fin de la tournée dans l'air, on a offert notre coeur aux Viennois.
Ce matin, a bunch of sisi's au petit déjeuner. Rackés, claqués, la face frippée, mais profondément heureux, je pense. J'ai fais de belles rencontres, j'ai eu de nouveaux défis. Revoir Dave danser, c'est indescriptible et tellement inspirant!
Les expressions de la tournée à retenir:
Les Bagaglis (les bagages romains)
Le bag-à-cac (sac à caca, et oui, on y revient toujours)
Fo-kou-miiiiiii (voir Natasha)
Je n'ai jamais autant parlé de caca avec des gens. Jamais.
Ça me laisse un souvenir brun.
Ah oui: pour Daniel: "I can't stand another niiiiiight without youuuuuuuu!!!!""" (toune d'entrainement qui reste éternellement dans la tête)
Les moments forts:
La fête de Sara chez le marocain
La face de Dorian quand il réalise qu'on rit de lui
Demander à Bernard de trouver des substances illicites... (Pas moi! Les gars...)
Les parties de hockey des olympiques et celles des Canayens à 3h du mat.
Mes 3 colocs (oui, vous constituez à vous 3 un moment fort!!!)
Les 2 québécois découverts dans le public le sir de la dernière
Dave qui se sort un banane du derrière durant un show
Il y en a mille autre...
Mais là, après 12 heures de voyage, j'ai le cerveau légèrement ralenti...
Demain pour e reste de ce post-mortem!
En espérant ne pas me réveiller à 4h du mat demain!
xx
vendredi 12 mars 2010
Imminente angoisse
On est tous fatigués, on est tous rackés.
Le rhume cours parmi nous.
Renaud a été assez malade ces derniers jours. Il a torché quand même.
Alexandre a une voix de vieille alcolo sul'gin.
On ne compte plus nos bleus ni nos carpet burn.
Luche essaie de nous convaincre d'aller dans un club de drags.
MAIS tout le monde est de bonne humeur dans la salle à manger exigüe où on déjeune tous ce matin. Dave nous raconte ses années (!!!) de travail au Mcdo. On joue avec Dorian, qui est complètement obsédé par les lumières. Il ne reste que 2 jours.
L'angoisse du retour, l'envie du retour. Ça nous habite tous un peu plus à chaque heure qui passe. La vie reprendra son cour avec les bills à payer, les amis à retrouver, la famille, la vie réelle, quoi.
Je ne ferai pas mon post-mortem tout de suite. Ce n'est pas fini, il reste 2 spectacles. Mais j'appréhende la fin de la tournée, c'est sûr.
mercredi 10 mars 2010
Le pervers
Il est de ces soirées...
Hier soir, première Viennoise de La Pornographie des âmes. Notre corps était sur scène, mais notre tête était dans le public. Ce n'était pas un mauvais show, mais un paquet de trucs weirds se ont passé. Au tout début, un gros "beep" sonore et vraiment tannant à retenti dans le théâtre durant de longues minutes. Dans ce temps-là, j'imagine très bien Benoit (son) et Alex (lumières) eb train de se faire aller les méninges à cent mille à l'heure pour dénicher le problème et le résoudre. Ensuite, on a été bombardé de photos dans la première partie du spectacle, chose qui ne se fait pas. Si tu es en train de prendre des photos, vois-tu le spectacle qui se joue derrière ton appareil? Il y a même un twit qui a filmé le show! Je vous raconterai cet épisode un peu plus tard, je dois sauter dans la douche pour aller rendre visite à Sisi dans son château!
À plus tard!
dimanche 7 mars 2010
A bunch of sissi's in Vienna...
Ce matin, départ de Düsseldorf, je lis les statues facebook de tout le monde de la compagnie qui démontre à quel point on a hâte de partir de là...
Katia se rend compte en regardant son billet d'avion qu'elle ne part pas par le même avion que nous à 12h25 mais par celui de 16h00.
Notre chambre est laissée dans un état de pur chaos... pauvre femme de chambre.
À l'aéroport, je me claque un gros mcmuffin pour éponger LE verre de vin que j'ai bu la veille, et pourtant je me sens comme si j'en avais bu une bouteille... aaaah l'âge.
On arrive à Vienne, on prend le taxi vers l'hôtel et on oublie Dany à l'aéroport.
Katia, Patrick et Benoit prennent un taxi dont le chauffeur est hystérique et violent...
On va manger des schnitzels dans une brasserie et on se fini ça au mcdo avec un clisse de gros sunday... influence néfaste de Frédéric. Mon estomac crie "mayday".
L'hôtel est dans un coin vraiment chouette de la ville. Des galeries d'art contemporain, des musée, l'opéra, un marché aux puces, des boutiques trop cool! AAAAAAHHHHHHH!!!!!!!! Quelle belle fin de tournée en perspective! Je vais devoir acheter une autre valise si ça continue!
La grande star de la ville c'est Sissi l'impératrice. Je me plais à penser que je porte l'un de ses prénom! Voici un petit topo;
Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach (24 décembre 1837 à Munich - 10 septembre 1898 à Genève), née duchesse en Bavière, épousa l’empereur François-Joseph Ier et fut impératrice d’Autriche (1854–1898) et reine couronnée de Hongrie (1867–1898). Elle est universellement connue sous le surnom de Sissi, bien que la graphie autrichienne soit Sisi.
Si vous voulez d'autres détails sur son destin tragique, voici un lien pour wikipédia qui donne une bio vraiment intéressante. Il existe aussi un film mettant en vedette Romy Schneider.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Wittelsbach
http://www.youtube.com/watch?v=JKs0sY6Ddtw
samedi 6 mars 2010
Tendre claque
Dave n'a pas pu faire le show parce qu'il s'est coincé un muscle dans le cou. Dans ce temps-là il faut replacer chaque numéro das l'espace parce que ça change beaucoup les endroits ou chacun doivent se placer. Nous avons tous de petites tâches à faire et il faut redistribuer. Julie est reparti avant-hier rejoindre son petit pou, et hier c'était la fête de Katia et Karina... Belle soirée au resto de m... du théâtre.
Montée de lait no 1 de la tournée; LES ESTI DE SERVEURS INEXISTANTS DU RESTO DU THÉÂTRE, ON PEUX-TU EN CLONER UNE COUPLE OU LEUR GREFFER UN CERVEAU, SIMONAC??? Non mais, jamais vu un service aussi pépère et un barman d'aussi mauvaise foi. Ils nous surchargent chaque soir, se mélangent immanquablement dans nos commandes, nous oublient, nous servent 45 minutes trop tard, la faim est déjà passée-oubliée-avalée. Calvaire, ils ont de l'expérience, non? On a fomenté un plan complètement machiavélique pour ce soir; on va réserver comme tous les soirs, mais on va se pousser ailleurs! GNAC! GNAC! GNAC!!! (Bon, c'est tout ce qu'on a trouvé... c'était ça ou leur lancer des ballounes d'eau.)
Public difficile d'approche, hier soir. Un peu friskounet, pas beaucoup de réaction. Sabrina a travaillé fort pour les réveiller, mais il fallait la voir à la fin du show s'assoir au sol en leur disant qu'ils ne verraient pas la fin du spectacle s'ils ne faisaient pas la vague pour elle. Chapeau! J'ai encore pleuré durant sa crise finale...
Aujourd'hui, dernière de la Tendresse à Düsseldorf, demain VIENNE!!!
J'ai tellement hâte de visiter cette ville. Enrica m'a dit qu'un château était situé près de notre hôtel. Je vais aller me prendre pour une princesse, tient, ça va me faire du bien.
Il y a de la neige au sol, ce matin. Ça me rappelle qu'un petit peu de printemps est apparu au Québec, et que 'ai hâte de le revoir, ce pays de slush. J'ai surtout hâte de voir ceux qui habitent dedans.
Dans la section coq-à-l'âne;
1- Les kebabs allemands sont les meilleurs au MONDEEEEEUUUUUU!!!!!
2- J'ai mal à ma fesse droite, mais ne vous faites pas d'idées, esprits tordus, c'est qu'on se la claque fort pendant le spectacle.
3- À lire: Nikolski, de Nicolas Dickner
jeudi 4 mars 2010
Faut t'a pogne
Décompte des bleus: 4 dont un sur le coude (wtf???)
Enrica est allée chez l'ostéo ce matin; blessure au pied.
Luche est allé chez l'ostéo ce matin; blessure au genou.
Daniel est grippé en plus de sa métatarse fracturé.
L'une des danseuses, je ne nommerai pas qui par respect, a vécu une belle humiliation en essayant d'expliquer à un pharmacien devant tous les clients qu'elle avait une vaginite... Genre "hitchi vagina" pour un allemand, ça ne veut pas dire grand chose, ça a l'air.
Hier soir, dans une des salles du théâtre, il y avait une soirée salsa. Ne pouvant résister au rythme, je me suis précipitée sua pisssss de danse avec Luche. Malheur, il était un peu pompette, je suis sortie de là avec un mal de coeur intense.
Dernière soirée de Julie hier soir, qui nous quittais aujourd'hui pour aller retrouver son petit William de 4 ans qui l'attends à la maison.On parle beaucoup bébé, ces temps-ci. Normal, 2 danseuses sont mamans et on est toutes à l'âge où ce genre de question devient plus concrète. Cette réalité devient plus imminente pour certaines. Beaucoup de compromis et d'organisation en vue... Mais ça se fait, ça a l'air!
Hier soir, donc, dernière soirée de Julie. Elle prend des cours de pointe avec son gamin et elle aimerait bien que Luche vienne donner un atelier sur comment faire des "portés". En gros, c'est comment attraper une fille en danse et la soulever avec le moins d'effort.
Pour notre Luche nationale, toute cette belle technique et ces outils physiques qu'on pourrait tenter de décortiquer durant des heures se résume à ça:
"FAUT T'A POGNE..."
Mais comment on fait Luche pour bien prendre appuie et ne pas la laisser tomber?
"Ben, faut t'a pogne..."
Pis le poids, Luche, sur quelle jambe tu mets ton poids?
"Faut juste t'a pogne"
Tu viens nous dire que ça fait 6 ans que tu penses juste à ça quand tu fais une porté?
"Faut t'a pogne"
Mais tu la prends de quel côté?
"Ben, t'a pogne à droite, ou t'a pogne à gauche, mais fat t'a pogne"
Merci pour ce cours de porté, Luche, grand pédagogue...
Ce soir, répétition pour la Tendresse. Classe de breakdance juste avant. YO!!!
Reste 2 shows ici, puis 4 à Vienne, et ce sera le grand retour!
mardi 2 mars 2010
La patte de feu
Non mais... ça fera la fatigue pépère.
Ce soir, première de La Pornographie des âmes à Düsseldorf. On a eu une classe de breakdance avant-hier, vrrrraiment super. Donnée par le copain de Marie-Ève, je l'aurais regard dansé pendant des heure. Ça a l'air trop facile! Mais quand on s'y met... mon corps ressemble plus à un gros spaghetti se débattant dans l'eau bouillante qu'à une breakdanceuse! Ouch...
Hier soir, répétition. Luche s'est blessé à un genou. Il doit voir un médecin aujourd'hui. Ce genre de blessure doit être prise en charge rapidement, parce que Luche a des chorégraphies très exigeantes à faire. Il a senti sa rotule se déplacer quand il s'est cogné le genou au sol.
Moi, j'ai mal partout depuis 2 semaines. Je ne sais pas comment ils font, les danseurs. J'ai de la misère à reprendre le dessus. Mais je trippe! J'aimerais ça n'avoir aucune limite physique, et me garrocher comme une biche sur l'acide dans les nouveaux morceaux.
Bref, aujourd'hui, journée de repos avant le show. Je jase avec ma coloc, Katia. Enrichissant et plaaaaaiiiisant! Il fait soleil pour la première fois depuis notre arrivée ici.
dimanche 28 février 2010
Chronique historique no 3: Düsseldorf
La ville est située au bord du Rhin, au confluent de la Düssel, petite rivière dans la vallée de laquelle fut découvert en 1856 dans une grotte le squelette de ce qui est appelé aujourd'hui l'Homme de Néanderthal et qui se trouve près de Mettmann. Étymologiquement, Düsseldorf veut d'ailleurs dire « village de la Düssel ».
Érigée en ville en 1288, Düsseldorf fut longtemps la capitale du duché de Juliers-et-Berg, avec celui la ville passa sous la domination des comtes palatins qui par héritage devinrent aux XVIIe et XVIIIe siècles Electeurs Palatins et Electeurs de Bavière.
Bombardée par les Français en 1795 qui rasèrent les fortifications qui furent transformées en parcs et avenues, la ville devint la capitale du grand-duché de Berg qui eut Murat et Jérôme Bonaparte comme souverains. Elle fut restituée à la Bavière par le traité de Lunéville en 1801, elle passa avec le duché de Berg à la Prusse en 1815.
C'est la capitale de la mode en Allemagne. Ce qu'est Paris à la haute couture, Düsseldorf l'est au prêt-à-porter. De là son surnom « Petit Paris ». Le cœur de la ville est représenté entre autres par la Königsallee (Avenue Royale). Au début cette allée s'appelait Kastanienallee (Avenue de la châtaigne). Mais pendant l'occupation prussienne, le roi de Prusse, se promenant en carrosse fut ciblé par des citoyens avec des crottins de cheval. Pour l'apaiser les représentants de la ville décidèrent ainsi de renommer l'avenue en Königsallee (« allée du roi » ou « allée royale »). Elle abrite aujourd'hui des boutiques de luxe de haute renommée internationale. Mais malheureusement cela a provoqué une hausse énorme des loyers et une fuite de commerçants établis depuis longtemps.
Düsseldorf est le siège de nombreuses entreprises dont Henkel (chimie), E.ON AG (énergie), Rheinmetall (métallurgie), Vodafone (télécommunication), LTU (transport aérien), ERGO (assurance), Metro (commerce). La ville compte pas loin de 5 000 entreprises étrangères dont 450 américaines et 250 françaises. Cent soixante dix banques dont 50 étrangères ont leur siège ou une représentation dans cette ville. On compte également 130 assurances dont les plus importantes sont Arag et Viktoria. La tour Arag est le plus grand immeuble de bureau de Düsseldorf et culmine à 124,9 m. La tour de télévision (Rheinturm Düsseldorf) reste l'édifice le plus élevé de Düsseldorf avec 234,2 m de hauteur.
Le parc des expositions de Düsseldorf (Messe Düsseldorf) accueille chaque année plus d'une trentaine de foires nationales et internationales sur une superficie totale de 252 200 m2.
Un des plus gros aéroports européens est aux portes de la ville.
La ville compte 7 000 habitants d'origine japonaise, ce qui en fait la ville la plus nippone d'Europe.
Kraftwerk est un groupe d'électro-pop basé dans cette ville.
Les villes voisines de Cologne et de Düsseldorf sont connues pour leur rivalité profonde.
La ville est également célèbre pour sa bière ambrée, l'Altbier.
Le mou vous va si ben
Je sui dans le train, entourée de Katia, Dany, Daniel et Enrica. Tout le monde dort.
La soirée s’est terminée tard... S’est-elle vraiment terminée?
Ce matin, les assiettes étaient bien remplies d’oeufs, de bacon et de gras...
On est en route pour Düsseldorf, j’entends le bébé de Marie-Ève et Christian gazouiller au loin. Frédéric passe, les yeux camouflés derrière d’énormes lunettes noires. Il n’en pouvait plus, hier soir, du concept heavy-orgue-metal. Il aurait mordu le musicien. Un Allemand qui jouait de hits des années '80 ur un orgue en faisant du body-surfing (et en plantant en plein milieu de la foule...)
Minou et moi on est rentrée cahin-caha hier soir en regardant pour la dernière fois les lumières bleutées des nombreux ponts de Liège. J’ai échappé le trois quart de ma valise sur le trottoir. Ramasse les sous-vêtements qui s’éparpillent au vent!
Ce matin, tout le monde est frippé, le draps étampé dans face. Luche fait une chorégraphie dans la gare et tangue dangereusement.
Je suis bien. C’est la première fois que je réalise à quel point j’aime profondément chaque personne de la compagnie. Je ne parle pas comme une fille saoule ou fleur bleue. Je veux dire, on se connaît tellement. On se tape sur les nerfs, on se chicane, on se rabiboche. On est bébés des fois, on est plein de travers. J’aime notre « tout-crochitude ». J’aime pouvoir être moi et savoir qu’ils m’aiment comme ça. J’aime danser et savoir qu’on me traite comme l’égale des autres. C’est très « vivre et laisser vivre » comme ambiance. Tout le monde fait sa petite affaire, mais quand on se retrouve, c’est inévitablement festif. On n’a pas besoin de qui que ce soit pour faire la fête. On est dans une bulle, c’est euphorisant. Je fais ce que j’aime avec des gens que j’aime. C’est tout ce qu’il me faut pour être heureuse!
Tiens, je vous les présente;
Alexis : (Alexus) le clown du groupe. Champion dans l’art de désamorcer des malaises.
Dany : petit nouveau. Il a dansé longtemps pour Marie Chouinard. Attachant, pince-sans-rire et je trippe teeeeellement sur son look. On parle beaucoup fringue ensemble.
Katia : mon amie de « soirées de mou » ou la relaxation au possible est une obligation! Une énergie lumineuse et une sagesse apaisante.
Enrica : (qui m’appelle « petite torche »), mon amie de longue date, qui a une écoute extraordinaire. C’est aussi une comédienne intègre et rigoureuse que j’admire infiniment.
Natasha : (alias Nathalie) qui a appris 2 jours avant la tournée qu’elle partait avec nous. Elle a relevé le défi avec brio! Belle et drôle!
Frédéric : futur papa doublé d’un danseur extraordinaire. Une perle. Quand il pète les plombs, faut être là... ;-)
Dave : chorégraphe et guidoune. Surtout en blonde. Ça fait du bien de l’avoir enfin en tournée avec nous!
Mike : vous voulez un conseil? Un bon resto? Il est toujours au courant. Le brun lui va pas pire aussi.
Marie-Ève : elle et Christian on emmené leur petit Dorian en tournée avec eux. Ça fait du bien, cette énergie. Marie-Ève est super généreuse, elle est une présence apaisante.
Julie : c’est de la dynamite, cette fille! Franche, belle, elle a tout!
Karina : (alias Farina Champouxxx) la présence discrète mais maudit qu’elle me fait rire. Elle te lâche une joke de caca au moment où tu t’y attends le moins.
Renaud : merci de m’aider à avancer. Un être sensible, avec qui discuter est tellement enrichissant. C’est un comédien que j’admire vraiment beaucoup pour sa rigueur, sa minutie et qui ne tolère pas la complaisance.
Gaetan : (alias « Tutti bene ») mon partner de party qui semble ne jamais dormir... mais étrangement, il torche toujours autant les culs en shows. Une machine.
Luc : (Luche) avec qui discuter est toujours un plaisir parce qu’il parle avec son coeur. Il n’a pas de malice.
Patrick : (Pato ou Pétéric) Le protecteur des filles de la compagnie. Le « gogo boy » du groupe qui ne manque jamais une occasion de mettre le party dans la place. Un mot pour le décrire; positif!
Alexandre : (Letsou) Concepteur lumière de grand talent et fêtard d’aussi grand talent. Champion dans l’art de faire du tapage nocturne en sonnant à toutes les portes qu’il croise.
Benoit : (Beno) Soundman d’une grande générosité. Spécialisé dans l’achat de gâteaux confortables...
Sara : (Saro) nouvellement âgée de 32 ans, elle a une énergie explosive! C’est aussi un pédagogue vraiment patiente avec les « non-danseurs »...
Anne : (Minou) présence calme, rassurante, elle est une bulle de bonheur sur deux pattes adepte de la taille haute. Ma conseillère en nutrition! Quoi manger avant et après les shows pour avoir le max d’énergie et éviter la fatigue musculaire, elle est top! Ma soeur « redrum »...
Daniel, notre répétiteur : « L’éclopé ». Il s’est cassé la 5ème métatarse et est pogné en béquilles pour 6 semaines. Il nous dirige d’une main de maître. Ses commentaires sont toujours justes et nous poussent à aller plus loin. J’aime faire des jokes de caca avec lui...
Voilà, je ne crois pas que j’en oublie.
À Düsseldorf, on est dans des appartements. Vivement se faire de la bouffe et manger des légumes! Je suis avec Katia en appart, on va se faire des soirées de mouuuuuuu!!!!
samedi 27 février 2010
Last night
Après le spectacle, réception avec musique, bouffe et Leffe brune.
Étrange soirée; un coin où un photographe prenait des gens costumés. 2 exhibitionnistes se promenant librement dans la salle, la guédille à l'air. Un musicien multi-fonction. Un autre jouant des hits des années '80 sur un orgue... Strange mood!
Demain, départ à 10h00 pour Düsseldorf! J'ai hâte de revoir l'Allemagne!
Schnitzel! Knödel!
Auf Wiedersehen!
Chronique historique no 2: Liège
Au 1er mai 2009, elle compte 194 054 habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants et est la capitale économique officielle de la Région wallonne. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième ville après Anvers, Gand et Charleroi.
Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège et de nombreux autres, notamment les sept anciennes collégiales, fondées au Xe siècle et au début du XIe siècle.
L'empereur Charlemagne est né à Liège, ainsi que les frères Dardennes, cinéastes.
Il pleut il pleut bergère...
La première était hier, j'étais tellement nerveuse!
On a fait un bon spectacle. Je trouvais que je n'étais pas en pleine possession de mes moyens, j'avais de la difficulté à faire les positions d'équilibre, mais en gros, ça s'est bien passé. Les "Duos billes", ma grande crainte, ont été relativement bien. Pas de bourde majeure. Je sens que plus je vais connaître la chorégraphie, plus je vais avoir de plaisir.
Après, on va au Marocain! Ils commencent à nous connaître, dans ce resto, ça fait 3 soirs qu'on y va! À 1 heure du matin, les serveurs mettent la musique dans le tapis (marocain) et se mettent à danser... magnifique! Ils apportent même un gâteau à Sara, dont c'est le 32ème anniversaire! Katia à les joues roses de plaisir. Patrick se déhanche allègrement, Sara danse danse danse... La bouffe est délicieuse, des couscous et méchouis comme j'en ai rarement mangé.
Je pense que le resto s'appelle Le Méchoui Chez Rabah. Si jamais vous passez par Liège...
Chronique de (mal de) transport no1: en rafale Mtl-Rome et Rome-Liège
6h d'avion. Une enfant de 2 ans hurlante. On ne lui a pas enlevé ses piles. Une maman désespérée. Elle a HURLÉ NON-STOP pendant 6 heure. Juré.
Rome-Liège
Je suis morte. Je voudrais dormir, j'envie Enrica à côté de moi qui est tombé comme une roche. Je voudrais manger du fast-food, ça me soulagerait l'estomac. On a pris un bus jusqu'à l'aéroport. Tout le monde est de bonne humeur. Alexus compte encore des jokes plates. Drôle! J'ai trop mal au ventre pour rire, ciboire!
Chronique historique no 1: Rome
Rome (en italien Roma), est la capitale de l'Italie depuis 1871. Elle se trouve sur le Tibre, dans la région du Latium, dans le centre du pays et à 22 km de la mer Tyrrhénienne. Avec 2 722 907 habitants établis sur 1 285 km² (4 103 250 habitants avec l'agglomération en 2009)[2], Rome est la commune la plus peuplée et la plus étendue d'Italie[3] ; son aire urbaine est en revanche moins importante que celle de Milan et Naples.
Importante ville de la civilisation occidentale, Rome a une histoire qui s'étend sur plus de deux mille cinq cents ans. Elle était le centre de l'Empire romain, qui a dominé l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient pendant plus de cinq cents ans à partir du Ier siècle av. J.-C. jusqu'au Ve siècle apr. J.-C.. Rome occupe une place capitale dans le christianisme et abrite aujourd'hui le siège de l'Église catholique romaine et la Cité du Vatican, un État indépendant géré par l'Église catholique.
Rome est l'une des rares villes européennes majeures qui aient échappé aux ravages de la Seconde Guerre mondiale : son centre est de style Renaissance et baroque. Rome est la troisième destination touristique la plus visitée de l'Union européenne[4] et son centre historique est classé par l'UNESCO comme site du patrimoine mondial[5].
Pas photo?
Et oui, ce même appareil que je me suis fait voler tant de fois par mes accolytes et sur lequel j'ai découvert tant de photos étranges...
Une petite pensée pour Ève, notre amie, à qui on pense beaucoup.
Une autre pour quelqu'un que je ne connais pas, mais qui fait preuve d'un grand courage; Joannie. On en a beaucoup parlé, mais j'avais envie de le faire aussi. Un bel exemple de force et de persévérance. Courage pour la suite.
Laitue romaine en rafale
La voix qui lui sort des trippes. Une voix profonde, qui me fait penser à une voix de gitane dont les modulations spectaculaires nous transporte dans une salle enfumée où une chanteuse mystérieuse accompagne un violent flamenco. Gaetan, qui joue de la guitare, nous répète à chaque 2 accords "Chu ben trop saoul pour jouer...", bon, ça brise un peu la magie, mais ça fait la job.
Les spectacles ont été accueillis chaudement. Les deux soirs complets! J'ai fais le plein de pastas et de pizza pour les 20 prochaines années! Trop bon, la bouffe! Et la grappa.... faut goûter!
Il y a un grand monsieur tout en muscles là-bas qui me fait signe... Il a l'air un peu pompette, mais sourit de toutes ses dents. Il tient quelque chose... une amphore? Le fantasme de Daniel, notre répétiteur, est enfin réalisé; le gars porte une toge! Je lui demande son nom; Bacchus. Bacchus, ça me dit quelque chose... Il m'entraine dans une danse démoniaque où tout se met à tourner; le plafond, les paliers, le panthéon... Il est trop coooool, le mec!
J'atterris sur une grande place. Devant moi, des centaines de personnes. Ils ont l'air en pleine transe. Je ne veux pas les déranger, je me déplace doucement vers l'avant, où je sens que je découvrirai la raison de ma présence ici. Je me rends soudainement compte que je porte mon costume de La Pornographie des âmes, c'est à dire; rien mais beaucoup de sang sur moi. Pourtant, personne ne me remarque.
J'avance, et je tombe nez à nez avec un monsieur courbé, à la tête blanche. Il porte une drôle de petite assiette rouge en lieu de couvre-chef. Il se présente; Joseph Ratzinger. Tiens, tiens. J'ai quelques comptes à régler avec vous, cher monsieur!
On se retrouve instantanément dans un ring de boxe. Mon entraineur, Roch Voisine, me chante "Oshigea" pour m'encourager. Celui du Pape, Adolf Hitler, lui donne des coups dans les tibias.
1er round: Je lui envoie une solide droite en pleine face. Il en perd sa capine. Ça, c'est pour les droits des homosexuels, mon tarla! Il s'enfarge dans sa soutane, il est rouge de honte, un beau rouge écclésiastique.
2ème round: Là, j'ai trop confiance, il me tapoche sans arrêt, je me retranche dans mon coin. Il me crie "maudite plotte! maudite plotte! Vade retro!" en sautillant partout comme une puce.
3ème round: Upper-cut sous le menton, je le sonne, c'est sûr! Il y a du feu dans ses yeux, et c'est loin d'être le feu sacré. Kin, pour la liberté des femmes, pis kin pour le droit à l'avortement, pis encore kin pour porter une robe! Hypocrite!
4ème round: Au moment de monter dans le ring, je vois le brave pontife prendre ses jambes à son cou et rentrer en quatrième vitesse au Vatican, suivi de son entraineur qui siffle tout le monde comme un chat en furie.
VICTOIRE!
Ronald Mcdonald me remet la ceinture de champion du monde. Ceinture sur laquelle il y a inscrit: "C'est ça que j'aime..."
Romantiques Romains
L’impression d’avoir vécu une semaine en 3 jours... Fulgurante, la rencontre avec Rome. Pas l’architecture, je n’ai presque rien vu. Dommage. J'ai plus vu Rome de nuit que de jour, disons... Aaaaaah les nuits chaudes de Rome!
Pas non plus à cause de la majestuosité des lieux, même si on sent que chaque endroit est imprégné de toute les histoires que recèlent ses murs. C’est inexplicable, ce qui rend notre rencontre avec cet endroit vraiment épatant. Comme une fébrilité exacerbée. Peut-être la joie de se retrouver.
Le Pape fait dire que c’est pas très catho, notre show...
Comme une enfant, je porte à nouveau ce spectacle, La Pornographie des âmes, avec de nouveaux défis à accomplir. Je redécouvre chaque personne avec un grand plaisir. Je n’ai pas dormi. À Rome, on ne dort pas. On chante, on boit, on festoie. Telle une bande de dieux romains partis sur la dérape, on retrouve notre bulle. Que je me suis ennuyée! Je me vautre dans cette communauté avec délectation! La solidarité est plus forte, l'amitié, plus grande.
Il est 6h44, dimanche matin. La directrice du festival auquel nous participons vient à peine de quitter l’hotel où nous avons tenu le fort depuis la fin du spectacle jusqu’à maintenant. Trop de Peroni, trop d’excitation, trop de jam de guitare aux paroles incompréhensibles. Les derniers gladiateurs encore en éveil; Gaetan, Luche, Éléonora, moi, le gars bête de la réception.
On prend l’avion pour Liège dans 3 heures. Le reste de ma journée? Dodo! Nous avons 2 jours de congé, donc repos et révision du "duo billes". J’ai une nouvelle chorégraphie enivrante, mais oooooooh combien difficile! Par chance, j’ai un partenaire d’une extraordinaire patience. Fred est une danseur trop hallucinant qui a une formation en ballet classique. Il guide comme un pro, le mec. Tant mieux, je suis nulle pour me laisser guider. Trop de testostérone en moi, je sens le poil me pousser... Fred est relax, ça me rassure. J'ai tendance à paniquer un brin... Fred est un futur papa qui vit en ce moment la grossesse de sa blonde à distance. Il s’inquiète beaucoup, mais je suis certaine que tout va bien se passer!
mardi 16 février 2010
24 heures chrono
Je fais mes valises.
Je défais mes valises.
Je change d'idée à propos de tel chandail. Telle robe.
12 spectacles... est-ce que ça veux dire 12 kits de premières et 12 kits de dernière? Plus mes vieux jogging troués, ça devrait être ben en masse!
Bon, un volontaire pour s'assoir sur la dite valise?
Je viens de vivre les 4 jours les plus remplis de ma vie, et ce n'est pas peu dire. 2 jours de tournage de 14 heures, deux jours de répétition et remue-méninge pour des nouveaux numéros et apprentissage de nouvelles choréOgraaaaaphies.
J'adore ce métier! Chaque jour amène un nouveau défi!!!
Déjeuner de filles ce matin pour décompresser un peu.
Puis de retour au marathon pré-voyage!
Je prends 2 secondes pour dire que j'ai tellement hâte de partir pour cette tournée qui promet! Je vais vous "tenir au jus" comme dirait l'autre, et je vais poster régulièrement des photos de moi et les cocos. Sur ce, je replonge dans mon tas de bobettes sales et je repars la machine à coudre à pleine vapeur! AAAAARRRRRRIIIIIIIBAAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!!
Ciao!
samedi 13 février 2010
Stand-by, kek jours à peine...
J'ai fais le tour 4 fois de mon nombril depuis 6 mois et je commence à suffoquer sous les tites mousses.
Je suis donc de retour et en plein forme pour de nouvelles péripéties rocambolesques.
Première répétition ce soir en vue de la tournée de février et mars 2010 qui nous mènera à Rome, Liège, Düsseldorf et Vienne. Tout ça en à peine 1 mois, 12 spectacles, de multiples répétitions, quelques schnitzels et ben du spagat.
Je ne suis pas en forme, j'ai fais la patate tout l'hiver, seuls mes doigts se sont fortement entrainé sur le clavier de mon ordinateur, et je sens que ce sera douloureux... J'ai hâte de partir et de vous transmettre à nouveau les aléas d'une compagnie de danse dans les Uropes... pour aller oublier au loin notre belle cérémonie d'ouverture des JO... Je pense que je ne dirai même pas que je suis Canadienne, une fois rendue là-bas... Un peu honteuse. Pour un peu, j'aurais invité Normad L'Amour pour représenter les Francos, ça aurait eu l'air moins fou.
D'ici le grand départ, qui est mercredi, plein de trucs à faire; voir des amis, perdre 45 livres, m'entrainer 39 heures par jour, faire mes 12 valises, convaincre les chats que je ne les abandonne pas, poser des tablettes, me créer des besoins matérialistes, chercher un sens à la vie, appeler la famille, vider un sac de Doritos, trouver le moyen d'éplucher des graines de sésames. Tout ça en 4 jours. Si peu de temps. J'ai hâte de m'asseoire dans l'avion et de crier;
"Aaaaaaaaaaaaaaaaah, sti qu'on' est ben, apporte-moé une grosse frette, madame!"
Pleine de charme, je vous dis...
Je vais dormir un brin, on a fini de tourner une publicité cette nuit à 6 heures du matin, et je répète tout à l'heure à 18h00. Dodoooooooooooooooooooooooozzzzzzzzzzzzzzz.......................