mercredi 10 décembre 2008

La blague de Daniel, notre répétiteur

Je viens de me rappeler la blague de psychiatre de Daniel, notre répétiteur;

Deux psychiatres sont à un congrès de psychiatres, l'un deux dit à l'autre;

-J'étais à un souper de famille hier et j'ai fait un drôle de lapsus. Je voulais demander le sel à ma mère et je lui ai dit à la place; "Toi ma maudite vache, tu as gâché ma vie!"

Chronique historique #4 - Turin

Turin est traversée selon un axe nord-sud par le fleuve , et selon un axe est-ouest par le 45e parallèle. La ville est bordée à l'est par la colline turinoise qui surplombe la ville, et à l'ouest par les Alpes.

L'agglomération de Turin compte près de 1 700 000 habitants, tandis que son aire urbaine compte 2 200 000 habitants

Les activités économiques sont très nombreuses : automobiles et sous-traitance (Fiat), construction ferroviaire, assurances (Toro,Reale Mutua), banques (San Paolo, CRT), transports routiers, industrie agroalimentaire et derivées (Lavazza, Martini) ; ce qui en fait un des poumons économiques de l'Italie. Turin a longtemps constitué le triangle industriel du pays, maintenant beaucoup plus diffus, avec Milan et Gênes. Le boom économique ("il miracolo") des années de l'après-guerre y a été particulièrement puissant (migration intérieure des gens du sud vers le nord).


Aux Vème siècle avant Jésus Christ, la région est peuplée par les celtes Turins à travers le territoire des Lépontes (cf lépontique, dans un vaste mouvement migratoire et guerrier qui amènent les gaulois à s'implanter jusqu'à Senigallia.

Toute la Gaule Cisalpine, dont la cité des Turins, est soumise peu à peu par Rome au cours des III ème et II ème siècle A.C.

Turin a été fondée à l'époque romaine par Auguste, sous le nom d'Augusta Taurinorum. Le blason municipal illustre cette origine avec son taureau doré. En 1419, la Savoie annexe l’ensemble du Piémont. La ville prend son essor en 1563, lorsqu'elle devient la capitale des États de Savoie, à la place de Chambéry. Elle devient la capitale du royaume de Sardaigne quand cette île est attribuée au prince du Piémont par le traité de Londres en 1718. De 1802 à 1814, Turin devient le chef-lieu du département du Pô.

Devenue en peu de temps une imposante capitale, Turin va lancer le processus d'unification de l'Italie, grâce a Victor-Emmanuel, roi de la dynastie de Savoie, et Cavour, personnalité politique qui donne le nom de Risorgimento à ce processus d'unification. Grâce à Garibaldi, les trois hommes vont réussir à unifier l'Italie. Toutefois, l'on peut affirmer que Cavour est le véritable père de l'Italie, de par son rôle crucial à tous les moments du Risorgimento. Ainsi, en 1861, Turin est la première capitale du royaume d'Italie, avant de perdre ce rôle en 1865, au profit de Florence qui le perd à son tour quand Rome devient capitale en 1870. Depuis 1899, c'est le siège historique du constructeur automobile Fiat. En 2006, Turin accueillait les XXes Jeux Olympiques d'hiver. Les investissements effectués à cette occasion dans la ville et les infrastructures - tel que le métro - ont contribués à la modernisation de Turin.

Chronique d'aéroport #4 - Turin-Anvers

Ce matin je voulais enfin faire un peu de tourisme dans cette magnifique ville... Je me lève tôt, pleine de bonne volonté, mes bagages sont fait (surprenant, non?). Je descend au buffet déjeuner où un serveur a tôt fait de me coller aux basquets en me demandant où je veux m’assoir, ne comprenant pas que je ne veux que me prendre un croissant et filer en vitesse. Il me poursuit avec une intention claire de me faire ingurgiter un café de force, que j’avale d’une traite pour lui faire plaisir. Bonne idée finalement, je me sens un peu plus éveillée pour partir à la conquête des jeux olympiques 2006. J’ai 3 heures devant moi, puis je dois rejoindre mon Maxime Giroux de réalisateur vers 12h30 dans le hall de l’hotel. Je presse le pas, donc, pour voir le plus possible. Belle journée vous dites? Le ciel bleu, bleu comme les yeux de quelqu’un qui aurait les yeux bleus comme ça, tiens! Je commence par le bord de l’eau... Bon, des beaux monuments, des belles statues, des beaux bâtiments. Ok... j’ai les deux yeux dans la graisse de patate frite (mmmm j’ai hâte d’aller en Belgique) ça doit être pour ça que je ne m’évanouie pas devant tant de splendeur. Je me dirige vers le centre, plus touristique. Mais finalement j’avais déjà pas mal tout vu. Des beaux monuments, des belles statues, des beaux bâtiments. Il y a quelque chose de légèrement oppressant dans cette architecture serrée et très haute. On ne voit rien. Il n’y a pas d’air. C’est beau beau, beau, je suis quand même capable d’apprécier la grandeur du style Italien... mais... Tiens, une femme en pleurs passe à côté de moi. Pas des petites larmes, là. Une grosse crise de désespoir. Il y a quelque chose de toujours tragique ou dramatique dans la façon qu’ont les rois de la pizza de se parler ou de se comporter. Prenez l’équipe de foot. Une blessure mineure devient tout un spectacle! Vous regarderez des parties, ça en vaut la peine, j’y ai puisé de grandes leçons de jeu! Ce sont des gens au sang chaud, des passionnés! En sortant du resto hier soir un home appelait sa femme au loin dans une rue minuscule « Amanda! Amaaaaaandaaaa! » on aurait dit un pur opéra Italien! Et la langue provoque cette impression aussi. Les inflexions de voix sont enflammées, presque musicales.
Pour revenir à mon tourisme, j’ai un peu fouarré. Moi et mon habitude de partir sans carte, de suivre mon instinct, je me suis perdue... Et je devais rejoindre Max bientôt... Mais heureusement, Torino est fait en quadrilatères, comme à Montréal, je me suis donc fiée aux montagnes au loin pour me diriger, et en moins de deux, j’atterrissais dans le hall d’entrée luxueux. Max n’était pas encore arrivé. Je m’assois, et je revois ma jolie blonde au sac de Nutella de la veille. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur un Max à la voix enrouée, et à l’haleine plutôt dévastatrice. Bon, diner annulé pour cause de hang-over. Je l’ai retourné se coucher illico, cuver son whisky. Je suis retournée compter les lignes de trottoir Italiens pendant une heure jusqu’à ce que le moment de mon rendez-vous pour repartir vers l’aéroport arrive. Toujours le même garçon stoïque qui ne parle que pour me demander si j’ai aimé Turin... Bon, j’aurai peu vu l’Italie, mais ce fut une expérience enrichissante, un teaser pour une prochaine fois! Léger retard de l’avion, mais vol relax et en avant pour le reste de la tournée! Je m'en vais en Belgique.

Je dois arriver à Bruxelles vers 20h00, puis prendre un train vers Anvers. Le gars au guichet a caché sa bonne foi bien profondément dans son c... et ne me donne aucun détail sur où je dois aller. J'entre dans un train sans trop savoir à quel moment e dois transférer de train, et j'ai enfin ma réponse auprès d'un contrôler super gentil. Ben coudonc, je peux me débrouiller pas mal n'importe où ça a l'air! Je n'ai qu'à "suivre mon pigeon", comme dirait l'autre. J'arrive enfin à Anvers vers 22h00, saute dans un taxi et allez hop à l'hôtel.

Tout le monde est dans le bar et m'accueille comme si ça faisait 10 ans qu'on ne s'est pas vus. Ça fait du bien de réintégrer la gang!!!!!

Bon Dieu que c'est chaleureux ces "petites tartes joyeuses-là!"

Welcome back, babe, you're home!

Torino - Festival du film

Voilà. J’y suis enfin.

Maxime Giroux et moi on vient présenter le film qu’on a tourné il y a 1 an. La ville n’est qu’effervescence dans le coin où je suis. La foule est jeune, vivante. L’architecture de la vieille ville est impressionnante. Il y a le musée du cinéma, où Max et moi on a eu un fun noir à faire des conneries devant les écrans interactives. Maxime se plaçait devant une caméra et ça projetait son image sur une multitude d’écrans où il y avait des extraits de films. Lui qui est habitué d’être derrière la caméra, il s’en ai payé une tranche! J’en ai appris pas mal sur l’origine du cinéma. On a raté Roman Polanski, qui était là la veille pour un hommage à son travail. Je vais essayer de voir quelques films, mais que voir, il y en a bien trop!

Le premier soir on s’offre un resto typique piémontais mais... Petite déception. Les entrées sont indéfinissables, genre des mottes de mou, le morceau de veau grand comme l'assiette est pané et gratiné et je ne me souviens même plus de ce que j’ai mangé. Ça m’a marqué hein? Le vin était bon par contre, peut-être trop bon, c’est pour ça que je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé...

La projection du film se passe bien. Une vieille dame vient me voir après pour me dire à quel point elle s’est reconnue dans le personnage. Ce sont les petites histoires comme celle de cette dame (qui en sont de grandes, en fait) qui me touchent le plus. Pas ce que es critiques vont en penser, pas les revenus que le film va engendré. Mais savoir que mon personnage était assez véridique pour rejoindre cette dame, c'est ma plus belle récompense.

Le sponsor principal est Ferrero Rocher (non, ce n’est pas le frère riche de Yves), alors on nage dans le Nutella tout le long de la présentation. J’ai même eu droit à un sac en cuir avec le logo Nutella dessus. Période de questions après le film, puis on sort boire un coup, question de célébrer. On entre au hasard dans un bar. Quelques verres de vin. On sort, on voit une petite foule devant un autre bar, on y entre sur un coup de tête pour se rendre compte que ce sont des gens du festival. Génial! De belles rencontres, on discute films, on jase avec des Américains, des Libanais, des Tunisiens, des gens de partout. C’est enivrant! Le cinéma, c’est mon médium à moi. Me retrouver devant une caméra, c’est le plaisir pur de découvrir mes possibilités d’actrice. Je me révèle à moi-même comme comédienne. J’ai un fun noir! J’aime passionnément travailler avec Maxime. C’est un excellent directeur d’acteur et un rassembleur sur le plateau. Il travaille en subtilité et il sait ce qu'il veut.

Je suis fière de nous parce que ça n’a pas été un tournage évident. Nous avions peu de moyens et beaucoup de contraintes de lieux, de temps, d’argent. Mais tout le monde était dans le même bateau. La directrice photo, Sara Mishara, apportait plein de bouffe sur le plateau. Tout le monde était vraiment ingénieux dans les problèmes qui se sont présentés à nous. Et j’ai rencontré Guillaume.

Guillaume Beauregard était mon partenaire de jeu. Il incarnait mon chum dans le film. C’était son premier long métrage. Il a relevé le défi avec brio! C’et un gars de Granby, comme moi, et j’ai travaillé avec sa blonde au Mcdonald’s quand j’avais 16 ans... Petit monde. Marie-Ève, son amoureuse est aussi devenue une amie, ils ont un groupe de musique ensemble depuis 12 ans.

Les Vulgaires Machins, vous connaissez?

Non?

Kosse vous faites? Courez acheter leur dernier album! C’est vraiment excellent.

Le lendemain on a enfin mangé de la pizza qui goûtait le paradis pis j’ai laissé Max se remettre de sa cuite pour reprendre la tournée. Délissio peut aller se rhabiller.

Je suis trop chanceuse de vivre ça!

Lljubjana #3 - Chronique de taxi

On est tout le temps dans les transports. Essayer de transporter 20 personnes en taxis, c’est souvent un casse-tête. Caser les valises, en partant des plus grosses, et essayer d’expliquer où on s’en va quand la majorité du temps on ne le sait pas vraiment demeure un beau défi pour cultiver la patience. Les chauffeurs de Düsseldorf se chicanaient entre eux parce qu’ils ne voulaient pas nous prendre, étant une course trop peu payante par rapport aux hommes d’affaire seuls qui attendaient aussi un taxi. C’est dur pour l’égo!

La course en taxi pour l’aéroport de Ljubjlana a été une aventure en soir. "Tchocula", notre chauffeur, a été baptisé ainsi par un Simin-zinzin complètement « on fire » qui trouvait qu’il ressemblait au vampire dans Sesame Street. C’est un peu vrai, je dois dire. Il y a une satisfaction malsaine à rire de quelqu’un qui ne comprend pas notre langue, surtout quand le personnage est bête comme ses pieds.

On prend des photos des Alpes, toutes proches, et on essaie de soutirer un sourire à Tchocula, qui ne veut rien savoir. Daniel nous sort alors une de ses fameuses blagues. Il est trop drôle, ce mec! Il est adorable et ses gags sont adorablement... des pétard mouillés. Mais c’est de l’entendre raconter qui est tordant. Il est pince sans rire. C’est quelque chose qui me fait craquer! Faut que je me tape la série « Curb your entusiasm » en revenant, on m’a dit que c’était super bon, de l’humour absurde comme j’aime.

L’aéroport. Tout le monde s’en va s’enregistrer. Ne reste que moi, parce que mon avion est plus tard. Ti chat perdu dans l’aéroport.

La grande rousse a perdu de son « entusiasm » drette là.

"I'm not able any more.
Ya right
I can do so much more.
I need to.
I hope to.
I just can't get enough."

Lljubjana #2

Les villes qu’on visite commencent à se parer pour Noël. Il y a des petits marchés partout. On achète du vin chaud, qui vous réchauffe le Canayen mes amis!

Il y a un grand marché à Ljubjlana où on peut acheter des légumes, des fruits, et observer les habitants de la ville. J’ai mangé un Kaki pour la première fois ici. C’est cochon, cochon comme fruit! C’est bon très mûr.

Dans l’état mental où nous sommes tous, je me « grèille » rapido presto de multi-vitamines pis de Red Bull. Le meilleur ami des danseurs en état de décomposition émotionnelle et physique...
Vu la fatigue omniprésente, on fait un bon spectacle. Prudent, par contre. On donne le meilleur de nous même en faisant attention de ne pas se blesser.

Après les spectacles, on est comme des enfants qui ont mené à bout un projet de longue haleine. On l’a durement gagné celui-là. Je sais pas, il y a quelque chose d’encore plus satisfaisant d’avoir réussi à « torcher des culs » dans l’état où on est. On est fiers!

ON EST AUSSI AFFAMÉÉÉÉÉÉÉÉS!!!!!!!

Georges, l’agent de la compagnie, a eu la brillante idée de réserver dans un resto, alors on se précipite comme une meute de loup qui n’a pas mangé depuis des lustres.
Bouffe italienne.
On rit, on boit, je ne comprends pas qu’on ait encore de l’énergie.
Je dois vous raconter mon problème d’appareil photo.
Ma mère est une preneuse de photos compulsive. Et un moment donné, ça fini par déteindre un ti peu sur la progéniture, forcément. Alors je prends des photos, mais mon appareil est un peu ________ (ajouter ici un terme poli signifiant« de la grosse marde pure»). C’est pourquoi toutes mes photos sont surexposées ou trop sombres. Peut-être en fait que le problème se trouve DERRIÈRE caméra. Bref, j’oublie cet appareil partout. C’est peut-être inconscient, peut-être que j’essaie réellement de le faire disparaître pour me donner l’occasion d’investir dans un meilleur appareil, le fait est que chaque fois que je l’oublie quelque part, quelqu’un de la compagnie me le rapporte, c’est immanquable.

Je regarde ensuite les photos prises durant la soirée, et OH SURPRISE! Quelqu’un s’est amusé à prendre des photos... que je ne peux pas publier ici, si vous voyez ce que je veux dire. Je peux toujours vous en vendre, mais je me ferais quelques ennemis au sein de la compagnie. Alors je m’amuse à chercher à qui appartiennent ces morceaux d’anatomie. Quel beau passe-temps pour les voyages en train. Surtout pour les étrangers assis à mes côtés!

Après le restos, on est claqués, le ¾ du groupe rentre à l’hôtel parce qu’on repart le lendemain matin. Je suis un peu grisée par la soirée, le stress des derniers jours, le festival du film qui approche.

Luche et Pato, qui ont toujours d’excellents contacts dans chacune des villes où nous allons, nous propose d’aller dans un mariage Slovène où un des spectateurs l’a invité. J'avoue que ça ne me tente pas trop. Je suis fatiguée. Mais comme je ne veux pas être ENCORE la casseuse de part qui va se coucher trop tôt, comme d'habetude, j'embarque. Katia, Luche, Simin, Karina, Éric, Pato, moi et Marco (un ami Italien rencontré lors d’une précédente tourné venu expressément pour nous voir), on décide d’y aller. On ne sait pas trop à quoi s’attendre, en fait.

On entre là, et une fois la gène passé, on se met à danser sur des musiques typiquement Slovènes. Les mariés sont beaux, la mariée attend un bébé, ils nous accueillent comme des amis. La musique est trop bonne! Les gens qui dansent on un façon toute particulière de se mouvoir, ils sont sans pudeur, ils sont biens dans leur corps, ils ont une prestance qui ressemble à celle du tango. Nous les tatas québécois, on a l’air un peu fades à côté de ça. Mais on se laisse aller, ça fait du bien, on s’éclate. Pis là, Simin veut danser une salsa.

« Wouèyons donc, le grand, c’est une toune Slovène! » que je lui crie par-dessus la musique, toute imbue de ma grande sagesse.

« Pas grave, qu’il me dit, j’ai le goût de danser à deux. »

Alors me voilà en train de danser une salsa sur une musique aux accents slaves parmi une foule d’inconnus dans un mariage avec un excellent danseur qui tente de guider une tite comédienne trop fatiguée qui danse tout croche dans ses petits souliers.

Katia se fait aller comme une petite folle sur la piste. Elle aussi est heureuse. Ça se voit. Les autres sont au bar. Ils jasent avec les mariés. Tout le monde a un grand « cheese » dans le visage.

C’est franchement le « high-light » de ma tournée. Mon petit moment à moi que je garde comme une perle dans un boîtier.

On s’attend à rien pis tout se met en place pour que la soirée soit magique.
On est sortis de là encore plus finis mais heureux. On a cherché la sortie longtemps et ça nous a fait rire.

On a vue la ville de nuit. Les lumières de Noël, la grande place, le canal.

Te Koop. Te Huur. Ils disent ça, oui...

J’ai vu la Ceinture d’Orion. J’ai vu la Grande Ourse.

Chaque fois que je vais à Lljubjana, les légendes qui peuplent ce coin de pays entrent un peu dans ma vie. Elle injecte dans notre périple un peu de sa majesté. Je pars tout à l’heure. Je cours faire ma valise. Ah, c’est vrai, elle n’est même pas défaite...

lundi 8 décembre 2008

Chronique d'aéroport #3: Ljubjlana-Prague / Prague-Milan / Milan-Turin

J’ai toujours rêvé de voir Prague avec ma grande amie Sandra... J’y aurai passé 1 grosse heure... Ce genre de déplacement et particulièrement absurde quand on se dit qu’il y a 3 heures d’attente à chaque endroit pour une petite heure de transport en avion. Donc je fais un vol Ljubjlana-Prague, je quitte la gang, et ensuite Prague-Milan, puis en voiture Milan-Turin. Oui, oui, la ville des Olympiques 2006. Quelqu’un du festival du film vient me prendre à l’aéroport, il s’appelle ... je ne me souviens plus, trop fatiguée, mais ça fini en « oooo », il n’est pas très jasant, Tant mieux, j’ai dormi durant tout le trajet. Le mariage Slovène de la veille m’a cassée. Il parle au téléphone, c'est beau cette langue! C'est comme un chant! J’arrive dans un hôtel de luxe, chambre immense et lit dans lequel je pourrait entrer ma chambre au complet. Aaaaahhh. Je m’offre le premier d’une longue série de bain de mousse. Le film est présenté le lendemain. Livia, la responsable des communications du festival, me donne rendez-vous pour le lendemain midi. Dodo time. Viva Italia!

Chronique historique #3 - Ljubjlana

Les historiens ne se sont toujours pas mis d’accord concernant l’origine du nom de la cité. Certains pensent que le nom provient d’une ancienne cité slave nommée Laburus[3]. D’autres pensent que le mot dérive du mot latin Aluviana suite à une inondation dans la ville. Il dérive peut-être également du nom Laubach qui signifie « marais ». Finalement, certains pensent que le nom dérive du mot slave Luba qui signifie « Aimée »[3].

Selon la célèbre légende grecque, le héros Jason et ses Argonautes, qui auraient trouvé la célèbre Toison d'or en Colchide, se seraient alors dirigés au nord en remontant le fleuve Danube plutôt que de retourner vers la mer Egée[4]. En remontant le Danube, ils se seraient dirigés vers son affluent la Save puis jusque la source de la rivière Ljubljanica. Ils démontèrent alors le bateau pour le transporter jusqu'à la mer Adriatique située plus à l’ouest pour retourner chez eux[4]. Entre les municipalités actuelles de Vrhnika et de Ljubljana, les argonautes trouvèrent un grand lac entouré d’un marais. C’est là que Jason terrassa un monstre. Ce monstre était le dragon de Ljubljana qui est aujourd’hui présent sur le blason et le drapeau de la ville[4]. Plusieurs dragons ailés ornent par exemple également le pont des Dragons (Zmajiski Most). Ce pont, construit entre 1900 et 1901, est l’œuvre de J. Zaninovic. Le dragon (ou le lindworm, créature mi-serpent mi-dragon) est aussi un symbole pour la ville autrichienne proche de Klagenfurt qui fut pendant des siècles le grand centre spirituel slovène[5]. Du fait de cette proximité, la légende du dragon de Ljubljana et celle du lindwurm de Klagenfurt furent souvent comparées ou reliées[6]. De plus, les légendes ont été traitées de façons similaires dans les deux cités du point de vue de l'héraldique : les blasons représentent tout deux des dragons de couleur verte, placés sur un fond rouge et associés à un bâtiment.

vendredi 5 décembre 2008

Ljubjana

Ljubjana est une ville universitaire où il fait bon vivre. Mettons qu’on a eu droit à un ti coït interrompu cette fois-ci...
On est venu il y a 1 an jour pour jour et mettons qu’on a vu la ville un peu plus. Là, j’appelle ça un « hit and run ». Il y a 1 an, j’ai bu le meilleur chocolat chaud, mangé les meilleurs sushi et la meilleure bouffe mexicaine ever (d’ailleurs, pourquoi on accroche jamais à la bouffe locale?) La dernière fois, j’avais commandé du poulet dans un resto traditionnel et le-dit poulet m’avait été servi bien enseveli de fromage et accompagné de deux muffins multigrains. Hmmmmm bonne source de fibres et de brun. On est arrivé ce matin à 6 heures après un loooooonnnggg voyage et on a quelques heures de sommeil rattraper. Ce soir 16h00; spacing et 20h00 spectacle. Oh boy, matante est fatiguée! Aujourd’hui je sens l’approche de mes 30 ans en torieux!
Demain on repart déjà. La gang part pour Budapest, et moi je fais la tournée buissonnière pour aller me montrer la face dans un festival de film. Il y a 1 an j’ai raté partie de la tournée pour tourner avec Maxime Giroux dans le film « Demain ». Grande rencontre avec un réalisateur extraordinaire. Et là, c’est le premier festival qui nous invite. Mon premier voyage en Italie! Moi qui me shooterais de la pizza dans les veines chaque jour! J’ai le spaghat tatoué sur le coeur, moi, mes amis.
Mini crounch au coeur de quitter la tournée pour 3 jours, mais je suis extrêmement fière d’aller présenter notre travail.
C’est tellement une ambiance particulière, la tournée. On connaît tous nos défauts, on les aime, ils nous énervent... Mais c’est une petite famille, un petit nid. On fête entre nous, on trippe entre nous. Même dans les réceptions après les spectacles, on ferme toujours la place entre nous. On se raconte nos bons coups, on rit de nous-mêmes, on se tape souvent sur es nerfs. Mais on s’aime ben. On sait qu’on peut compter les uns sur les autres.

jeudi 4 décembre 2008

Chronique d'aéroport... euh de gare... euh de bus #3 - Düsseldorf - Ljubjana

On pourra se dire qu’on a vécu le pire...
Quel drôle de voyage. Après le spectacle à Düsseldorf, on a eu une réception, on a passablement bu, rit, dansé. On était claqué le lendemain matin. On part donc vers l’aéroport. Le ciel est gris, mais ça ne nous inquiète pas plus que ça. On s’enregistre, on monte à bord de l’avion, tout baigne. Bon, en montant dans l’avion on voit bien que la passerelle tremble un brin, mais Frédéric et moi on se dit que c’est à cause des moteurs tout près. On s’installe, c’est un vol d’à peine une heure et demi avec escale à Munich. Le temps passe, l’heure de départ annoncée est dépassée depuis un petit bout déjà. Le pilote fini par nous dire qu’à cause des vents de 100 km/h, le vol est retardé. Ça fait 1 heure qu’on poirote dans l’avion. Normalement on devrait déjà être à Ljubjana. Une autre demi-heure plus tard, on se fait dire que le vol est carrément annulé. Zut. On doit reprendre nos bagages, reformer le groupe et aviser de ce qu’on fait. Il n’y a que 2 vols par jour pour Ljubjana. Le prochaine est à 17h00 mais il sera fort probablement déjà plein. On a un spectacle le lendemain... on est un tantinet dans la merde. Comme Alexandre et Dave ont déjà pris un autre vol le matin même, le montage ne sera pas un problème, il risque juste de manquer pas mal de monde sur scène... Et comme nous sommes 20, et bien chacun y va de sa suggestion. Avec Georges, le manager de la compagnie, et Daniel, nous décidons de prendre le train vers Munich. Le problème, par contre, c’est que rendu à Munich, nous ne sommes pas assuré d’avoir de la plce sur le train Munich-Ljubjana.

SA-CRA-MENT!!! L’impatience commence à se faire sentir, mais tout le monde et de l’eau dans son vin. On prend le risque de partir pour Munich en train. Alexis nous pilote vers la gare de l’aéroport. Il s’organise pour nous procurer des billets, mais il ne prend des billets que jusqu’à Munich parce qu’il n’y a pas de place sur celui de Munich-Ljubjana. Coudonc, est-ce que tout le monde a eu la même idée que nous? Qu’est-ce qu’on fait rendu là-bas? On panique? Nooooo... le petit hamster tourne vite dans nos petits cerveaux. On a l’habitude de la tournée de survie... Bon, ça pourrait être mille fois pire, me direz-vous, et vous avez entièrement raison.

On a même envisagé la possibilité d’annuler le show de Ljubjana tellement on étaient claqués.
On monte dans le train bondé. Personne ne nous fait de place avec nos énormes valises qu’on entasse tant bien que mal dans le corridor. Il n’y a à peu près pas de places assises, et les gens se marchent dessus. On va faire 4 heures dans ce train. 4 HEURES!!! Les gars sont galants, ils s’assurent que les filles et le bébé sont confortables. Sweet!

Les gens sont fous. Ils ne voient plus qu’il y a d’autres humains qui évoluent autour d’eux. J’ai vu une dizaine d’homme d’affaire essayer d’enjamber le carrosse de Willy en lui marchait presque sur la tête pour se précipiter vers la première place libre. Papa ours était pompé raide! J’avais envie de créer un incident diplomatique. Mais bon, e ne sais pas si c’est l’expérience qui entre, tout le monde est resté zen, et à mesure que nous avancions vers Munich, le train se vidait, alors nous avons finalement tous pu nous asseoir.

Arrivés à Munich, un autobus nolisé du festival de Ljubjana nous attendait! On se prend de la bouffe rapido-presto, et on s’installe pour un autre 6 heures de voyage. Et la tempête de neige commence. Une tempête de neige (dla nééééiiige, comme dirait Willy) en Allemagne, oui, oui! Croyez-moi, ça ne leur arrive pas souvent. À Berlin il y 3 ans, ils ont failli annulé un de nos spectacles à cause d’un ÉNORME 2 cm de neige sur la chaussé. On est loin de l’hiver québécois!
On se plie du mieux qu’on peu dans les sièges du bus, et en route pour Ljubjana, Slovénie!

On va y arriver!

Je vus écris parce que le sommeil m'a déserté cette nuit. J'ai hâte de me voir le cerne demain!

Chronique historique #2 – Düsseldorf

Düsseldorf se situe le long du Rhin, au milieu de la plaine de Rhénanie. La ville se trouve plus précisément à l'endroit où la Düssel se jette dans le fleuve. C'est cette rivière qui a donné son nom à la ville. Düsseldorf est en majorité bâtie sur la rive droite. Seuls les quartiers de Oberkassel, Niederkassel, Heerdt et Lörick se trouvent sur la rive opposée.

La ville se trouve au sud de la Ruhr, la grande région industrielle du nord-ouest de l'Allemagne, et est en plein cœur de la mégalopole Rhin-Ruhr, l'agglomeration la plus grande de l'Allemagne.
Érigée en ville en 1288, Dusseldorf fut longtemps la capitale du duché de Juliers-et-Berg, puis passa sous la domination des comtes palatins qui par héritage devinrent aux XVII ème et XVIII ème siècles Electeurs Palatins et Electeurs de Bavière.

Bombardée par les Français en 1795 qui rasèrent les fortifications qui furent transformées en parcs et avenues, la ville devint la capitale du grand-duché de Berg qui eut Murat et Jérôme Bonaparte comme souverains. Elle fut restituée à la Bavière par le traité de Lunéville en 1801, elle passa avec le duché de Berg à la Prusse en 1815.

C'est la capitale de la mode en Allemagne. Ce qu'est Paris à la haute couture, Düsseldorf l'est au prêt-à-porter. De là son surnom « Petit Paris ». Le cœur de la ville est représenté entre autre par la Königsallee (Avenue Royale). Au début cette allée s'appelait Kastanienallee (Avenue de la châtaigne). Mais pendant l'occupation prussienne, le roi de Prusse, se promenant en carrosse fut ciblé par des citoyens avec des crottins de cheval. Pour l'apaiser les représentants de la ville décidèrent ainsi de renommer l'avenue en Königsallee ("allée du roi" ou "allée royale"). Elle abrite aujourd'hui des boutiques de luxe de haute renommée internationale. Mais malheureusement cela a provoqué une hausse énorme des loyers et une fuite de commerçants établis depuis longtemps.

Düsseldorf est le siège de nombreuses entreprises dont L’Oréal (cosmétiques et beauté), Henkel (chimie), E.ON AG (énergie), Rheinmetall (métallurgie), Vodafone (télecommunication), LTU (transport aérien), ERGO (assurance), Metro (commerce). La ville compte pas loin de 5000 entreprises étrangères dont 450 américaines et 250 françaises. 170 banques dont 50 étrangères ont leur siège ou une représentation dans cette ville. On compte également 130 assurances dont les plus importantes sont Arag et Viktoria. La tour Arag est le plus grand immeuble de bureau de Düsseldorf et culmine à 124,9 m. La tour de télévision (Rheinturm Düsseldorf) reste l'édifice le plus élevé de Düsseldorf avec 234,2 m de hauteur.

Düsseldorf

On arrive ici comme on entre dans Drummondville. L’air de rien. On voit pas grand chose, il fait gris. On habite dans une auberge de jeunesse. Ça risque de provoquer des rencontres intéressantes.

Je vais me promener en éclaireuse avec Manu. Tout le monde est claqué. 4 spectacles à Toronto, c’est assez épuisant. Le voyage a été long. Mais je décide tout de même de partir à la conquête de la ville avec ma co-exploratrice préférée; Manu. On se dirige vers le centre historique de la ville, on traverse le plus long pont au monde! Pis on tombe sur... des moutons. Il y a un troupeau de moutons en plein milieu de la ville! Ok pour la fille d’origine rurale que je suis, rien d’extraordinaire à voir des bêtes à laines. Une urbaine y aurait vu son prochain pull. Mais je ne sais pas, le jet-lag, la vieille ville, la brume, les moutons... Ça avait quelque chose de décalé, de suréel.

À notre retour, le soir, les gens commencent à sortir de leur tanière, après une sieste bien méritée. Durant l’après-midi Manu a repéré un resto qui s’appelle Arlecchino. Il faut que je précise que Renaud parodie à la perfection Arlecchino, personnage de la commedia dell’arte. Il nous le sert à toutes les sauces, et il est tordant quand il le fait. Comme Renaud ne nous rejoint que le lendemain parce qu’il avait un autre contrat le retenant à Montréal, on a décidé d’aller manger là en son honneur. On a hâte qu’il arrive!

La ville est entièrement décorée pour Noël. Tiens, je l’avais oubliée celle-là. Il y a des cossins de nouwell à vendre partout. Des caroussels, des marrons (chauds chauds, les marrons!!!) des guirlandes, des trucs-machins-chouettes de Noël qui coûtent cher en bazouel! Moi qui voulais faire des cadeaux européens, je pense que je vais devenir partisane de la simplicité involontaire.

Pris sur le vif : en rentrant un soir à l’auberge de jeunesse, je me claque une partie de baby-foot avec Luche et Pato. Les autres font des constructions de légos. Oui, oui, de légos. Il y a une table avec pleins de légos et mes acolytes (j’ai dis ACOLYTES, pas alcooliques...) se lancent des défis de constructions de légos. Ça devient assez élaboré tout ça, c’est du sérieux!
À essayer lors de votre prochaine voyage; la weiss bier allemande. Il y a autant de sorte que de villes allemandes, mais la majorité coule dans la bouche comme un nectar des dieux.
On n’a qu’une seule représentation à Düsseldorf, dans le cadre du festival Tanz de Pina Bausch. Dire que cette dame est une chorégraphe que Dave admire beaucoup est presque un euphémisme. Elle nous accueille dans son théâtre, dans son festival, dans sa ville. Si vous avez envie de voir son travail, il y a quelques bons extraits dans le film « Parle avec elle ».
Je suis nerveuse. On va faire notre travail, comme d’habitude, mais j‘aime cette sensation de nouveau défi. C’est une chance extraordinaire d’atterrir ici, parmi les grands. Ça a beau faire 5 ans qu’on tourne les spectacles, je nous sens encore comme des pré-ados du monde de la danse contemporaine.

Le spectacle s’est super bien passé. On était fébriles. Surtout qu’on jouait à 22h00. Mme Bausch voulait tout voir les spectacles du festival, alors on était prêts à l’attendre avant de commencer. Après le spectacle, pendant qu’on saluait, elle s’est présentée en personne sur scène pour nous remettre des fleurs! Je peux difficilement vous décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Ça va rester gravé dans ma mémoire. Un baiser timide sur la joue, des yeux d’une profondeur... À la réception organisée après le spectacle, Patrick, qui est la simplicité incarnée, a fait ce que pas grand monde osait faire autour, il a piqué une jasette à Pina Bausch! Le chanceux! Souvent on sacralise ce genre de personnage sans oser s’en approcher, mais Patrick est celui qui jette des ponts entre les gens. Bravo Pato!

Pris sur le vif : un Luche « on fire » a fait danser une des interprètes de Pina Bausch, sous l’oeil légèrement jaloux d’un autre danseur de Mme Bausch... Croquable! Lâches pas mon Luche!

lundi 1 décembre 2008

Chronique d'aéroport #2: Zurich-Düsseldorf (correspondance)

Pris sur le vif; un Péterick, ou Pato pour les intimes (Patrick, un des danseurs de la compagnie) en train de flirter un agente de bord... Pendant que moi je flirtais avec le fromage à trou.

Tiens, je prends le temps de vous présenter les gigueux et gigueuses de la compagnie Dave St-Pierre. Une équipe fantastique avec qui c'est un plaisir de voyager parce qu'on arrive à se dire jusqu'au affaires les plus plates... C'est pas toujours la vie en rose, mais on se sent en famille.

Il y a d'abord Enrica, une de mes meilleures amies et sans contre-dit une des meilleures actrices que je connaisse. Émilie, avec qui je suis aussi allée à l'école de théâtre, qui pourrait briser des verres avec ses cris perçants. Ève, comédienne au coeur d'or. Katia, coup de coeur 2008 pour sa force de caractère. Aude, danseuse française belle comme le jour... Emmanuelle, Manu pour les intimes, notre "pusher" officielle en matière de produits naturels. Sara, une danseuse-bombe à l'étoile tatouée sur le coeur... Julie, maman extraordinaire et danseuse toute sensible et à l'énergie hautement contagieuse. Karina, boxeuse dans l'âme mais danseuse hallucinante! Patrick, dynamiteur dans la vie et confident exemplaire. Luc (Luche pour les intimes) danseur généreux en conseils. Alexis, comédien et cabotineur professionnel. Éric... comment pourrait-on le décrire, il est unique! Un nounours. Simon (Simin-Xavien) danseur royalement amoché durant cette tournée... Mike, véritable carte touristique ambulante. Renaud, ou Arlequino, le lunatique, il fait des choses sur scène qui ne passeraient pour personne d'autre! Gaetan, alias "Tutti bene", danseur-machine... William, 3 ans, fils de Julie, qui transporte une énergie du tonnerre! Dieu que ça fait du bien un enfant en tournée. Frédéric, alias Fred, papa de Willy et chum de Julie, l'incarnation du gros bon sens et véritable papa ours. Dave, le soundman, c'est sa première tournée! Alexandre, concepteur d'éclairage et outil multi-task... le grand coeur sous le caractère bourru.
Il y a Daniel aussi, notre répétiteur et figure paternelle... Tellement professionnel et sensible! Un tact et une humanité qui nous apaise. Une super belle rencontre et un élément essentiel pour la compagnie.
Voilà notre "Dave-St-Pierre dream-team 2008"

Chronique hystorique # 1: Toronto

Toronto est la métropole économique du pays. La population du Grand Toronto compte 6 136 654 habitants. Elle est située sur la rive nord du lac Ontario. Toronto est une ville moderne au visage multiculturel dont désormais seulement 40% de la population est de vieille souche britannique. (Jamais vu un aussi grand quartier chinois!)
Ancien fort français du nom de Fort Rouillé jusqu'en 1760 (fin du régime français au Canada), dont le site fut abandonné. Après la révolution américaine, le territoire faisait toujours partie de la Province de Québec (Ataboy, quelle grande province on aurait eu!), mais l'arrivée des loyalistes, réfugiés américains, poussa les autorités britanniques à diviser cette province en deux parties avec l'Acte constitutionnel de 1791. La colonie fut ainsi établie sous le gouverneur John Graves Simcoe (1752-1806). Simcoe s'établit à Newark (Niagara-on-the-Lake), mais en 1793 Guy Carleton, premier baron Dorchester, le Gouverneur Général du Canada accepta le second choix de Simcoe, un site sur le lac Ontario qu'il nomma York d'après Frederick, Duke of York, le second fils du roi George III. Cette seconde appellation reste en partie inscrite dans la cartographie par l'existence de quartiers comme York, East York et North York. Simcoe installa le gouvernement et l'Assemblée législative du Haut-Canada à York en 1796.

La ville est pillée et détruite durant la guerre de 1812 par l'armée américaine sous les yeux horrifiés des citoyens. Le parlement et des édifices publics sont volontairement incendiés.

En 1834 l'agglomération devint Toronto. Le nom Toronto était autrefois celui d'un lac d'assez bonne dimension (mais qui n'est pas un des Grands Lacs) se trouvant à environ 120 kilomètres au nord de l'agglomération et qui se nomme aujourd'hui lac Simcoe (du nom du premier gouverneur de la province qui fit de York/Toronto sa capitale). Puis, par une de ces dérives toponymiques assez typique en Amérique du Nord, ce fut le nom d'une petite rivière qui arrose le site actuel de la ville et qui s'appelle aujourd'hui la rivière Humber. C'est d'après le nom de cette Rivière Toronto que fut dénommée initialement la ville, possiblement sur le modèle de Chicago qui avait été nommée d'après une des baies du Lac Michigan. Le mot Toronto signifie « l'endroit où les racines des arbres trempent dans l'eau » dans un dialecte mohawk de l'est du Canada. La périphrase française usuelle pour Toronto est La Ville-Reine.

Chroniques d'aéroport #1 - Toronto-Düsseldorf

Retour à Montréal, pour repartir vers Zurich, et enfin Düsseldorf, notre destination finale. On s’en va au Festival de Pina Bausch, une des plus grandes chorégraphes Allemandes, et aussi une des principales inspirations de Dave St-Pierre, notre chorégraphe adoré. On est fatigués, et on commence une section assez rock and roll de la tournée. Il y aura beaucoup de spectacle et peu de répit. On vit pour ça non? J’ai un attachement particulier avec l’Allemagne. Au cégep, alors que tout le monde suivait des cours d’espagnol, j’apprenais l’allemand. J’ai toujours été fasciné par l’histoire de la deuxième guerre mondiale. Tiens, un suggestion de lecture; La Part de l’autre, de Éric-Emmanuel Schmitt. L’auteur a imaginé ce qu’aurait été la vie de Hitler s’il avait été accepté à l’école des Beaux-arts où il rêvait d’entrer.

Les filles de la troupe s’ennuient déjà de leur chums, ça promet!!! Il faut que je pense à me procurer des cartes postales pour la familia! J’ai tendance à être un peu négligente de ce côté-là. De là l’utilité de ce blog!

Hier soir n a regardé la partie des Canadiens. Plate, plate, plate. Come on les Habs! Bon, on nous appelle pour l’embarquement.

Toronto

Désolée du délai, mais il n’y a pas internet dans tous les hôtels... et entre vous et moi, ça fait du bien de se désintoxiquer. Toronto est un chapitre clos, les spectacles se sont bien déroulés. Le jacuzzi... haaaaa le jacuzzi. Je vais m’ennuyer! C’est le problème quand on a la chance d’aller dans des hôtels de luxe, on s’habitue trop vite.

J’ai tellement fait une belle rencontre! Ma coloc actuelle, Katia, est une travailleuse sociale qui a toujours eu un contact avec le monde du spectacle parce qu’elle ne peut vivre sans. À la voir aller sur scène, on comprend pourquoi... Quelle présence! En la regardant danser on voit immédiatement le plaisir pur de prendre l’espace et de donner un sens à chaque geste, chaque regard. Un cadeau pour l’oeil! Et quelle personne géniale! Une battante, ça se voit.
Je suis tombée sur la parade du père noël. Je cherchais à aller au musée par un beau dimanche après-midi, le dernier à Toronto. Je me suis lancée dans la foule déjà installée depuis longtemps sur les abords des rues du centre-ville, attaquée de toutes parts par des vendeurs de bois de chevreuil en styromousse cheap ou par des lutins au maquillage défraichi.

Clin d’oeil à ma chum Laura; j’ai vu les pires clowns de ma vie! Les cheveux en broussaille leur sortait des perruques, la pluie avait fait dégouliné leur maquillage, on se serait cru dans un film d’horreur de trrrrès mauvaise qualité. Ils lançaient des bonbons dans une foule prête à se battre pour quelques minuscules barre de chocolat... c’est pas grave, c’est GRATISSSSS!!!!!

Bref, je voulais aller au AGO, la galerie d’art de l’Ontario qui venait juste de réouvrir ses portes après de longues rénovations. Tout le monde a eu la même idée que moi, ça a l’air... 2 heures d’attentes avant d’entrer... Je suis partie me promener à l’aveuglette, comme j‘aime tant le faire au risque de me perdre.

Et après avoir tout fait pour éviter la parade, voilà tu pas que je tombe face à face avec la Père No lui même!!! Non mais, il me cherche celui-là! Tiré par une bande de rennes en plastiques sur un char bringuebalant, le gros monsieur en rouge resplendissait de joie de vivre. J’avoue, on se laisse prendre par la magie de Noël. Surtout quand on voit les yeux des enfants autour.

Je suis rentrée à l’hôtel le coeur léger.

Les gars de la troupe ont vécu le même sentiment que moi cette journée-là. Ils avaient visité le temple de la renommée du hockey...

Farewell Toronto!