samedi 18 juin 2011

Back dans la civilisation!

Mea culpa mea culpa mucho mucho mea culpa...

Ça fait 13 jours que je n'ai pas écrit! 13 jours! En 13 jours, j'aurais eu le temps de:

- écrire au moins 20 pages de texte
- construire un cabanon
- m'entrainer pour un demi-marathon
- faire une couple de batch de muffins sans sucre, sans gras, sans goût
- perdre mon set de clés 15 fois, le retrouver en sacrant chaque fois
- Appeler la moitié de la planète pour trouver de la job
- Perdre 10 livres à stresser parce que mon compte est encore à -200$

Dans une ancienne vie, j'aurais fait tout ça et même plus encore. Mais justement, cette ancienne vie, ben ça a l'air qu'elle a pris le bord. Après la création à Prospero en avril, il m'a pris une écoeurantite aigue d'écriture et résultat; un Nin LaBod au cerveau complètement ratatiné par le manque d'exercice. Faudrait je fasse quelques push-up mentaux, là. Je me gave d'informations et de potins inutiles, de regarde des block-busters à répétition, je regarde une fleur pendant 10 minutes sans réfléchir aux graves conséquences d'un tel geste... je ne me reconnais plus.

Après la tournée, j'avais une semaine avec Film-lé à Londres. On a marché a ville au grand complet. En fait non, on a vu ce qu'on voulait voir. Abbey road (lui), Camden town (moi), London eye (tellement lui, c'est ben trop haut pour moi!), Covent garden (magasinage, moi, moi, moi!), London dungeon (euuuuuh, both), Le Globe (fermé, shit).

Abbey Road, première destination, après une looooongue nuit de sommeil et un petit déjeuner graisseux qui nous a réconcilié avec les déjeuners (pain et/ou brioche et/ou croissant en France = pu capab'!!!)

Bon, moi, j'ai un mauvais sort qui plane sur ma tête et qui me suit depuis des millénaires. Chaque fois que je veux visiter quelque chose, c'est fermé pour rénovations. Je ne me plains pas, ici, c'est vrai! Complètement vrai!

Donc, évidemment, Film-lé, qui me parle de Abbey Road depuis sa naissance au moins veut voir le studio! (C'est le studio d'enregistrement des Beatles et des plus grands groupes de la planète) Ben joualvert, toute la devanture est recouverte par des échafaudages et des toiles!

Il fallait s'y attendre, les olympiques à Londres, l'an prochain, entrainent un relooking complet de cette ville déjà très belle.

On s'est ensuite promenés dans Camden town, un marché hippie-hipster-bohème entouré de jolies canaux où les bâteaux-maisons pullulent.

Pour le reste, je ne peux pas révéler tout de suite où on est allés, parole donnée à monsieur Film-lé parce que surprise pour sa famille... alors j'en parlerai ultérieurement.

Je peux dire cependant que nous avons vu un musical-hommage à Mickeal Jackson et que nous avons fini la soiré debout tout le monde a danser comme des malades avec les interprètes. Soirée folle!

On est sorti dans un club qui ressemblait à une grotte et qui était rempli de gens (oui, oui!) Danser danser comme ça faisait longtemps! C'est qu'il danse bien, le Film-lé! Il a attiré l'attention de pas mal de monde... hé hé... Je lui laisse le soin de raconter ces aventures!

Au London Dungeon, on a appris pas mal sur Jack L'Éventreur, qui a une histoire assez remarquable, parce qu'on a jamais réussi à identifier réellement ce meurtrier en série qui assassinait des prostituées dans Whitechapel. J'ai aussi appris une partie de l'histoire sombre de Londres, ses épidémies, ses incendies dévastatrices, Bloody Mary , et Sweeny Todd, qui a fait l'objet d'un film de Tim Burton.

Ensuite, fatigués mais heureux de notre périple, nous avons repris le train vers Paris pour ensuite filer à Reims, dans la région de la Champagne, chez ma plus vieille amie, Sandra, et son mari Jonathan.

Je vous réécris sous peu.

Je suis maintenant à Valence, dans le sud de la France. Nous présentons Un peu de tendresse ce soir et demain, congé. Ensuite, Madrid pour une série de 5 spectacles, et puis; maison!

dimanche 5 juin 2011

Fin de tournée - première partie

Et bien voilà. La première partie de la tournée est complete. Le “crowdy-tour” avec plein de monde (21 interprètes!) se termine et on reprend à Valence le 16 juin. Un petit 10 jours Valence-Madrid et puis back to Montréal!

Je suis assise dans le hall de l’hôtel, j’attends de pouvoir intégrer mon prochain hôtel (check-in à 14h) pis je suis ben, ben vedge. J’ai l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé sur le corps.

Hier soir, public le plus chaleureux en 3 jours. Les Londoniens sont courtois, gentils, serviables, mais brise-leur pas le quatrième mur. Au théâtre, ils sont glaciaux. La première a été très difficile. On ne recevait rien, on avait l’impression d’être plate en ta… mais ça en prend des comme ça. Après la réaction à Paris, c’est dur de recevoir un accueil mitigé. Mais on a quand même bien fait notre job. Enrica les a brassé pas mal! Akram Kan et Sidi Larbi Sherkaoui, 2 chorégraphes européens, sont venus nous voir.

Faut que je vous raconte aussi, à la première, on avait des spectateurs de choix; Yvon Deschamps et Judi Richard étaient dans la salle! Oui oui! Benoit Bisaillon, qui fait le son durant le spectacle, les connait, et la gang a rencontré par hasard le couple dans le hall de l'hôtel. Ils logent au même hôtel que nous! Benoit leur a offert des billets! Ils sont même restés pour le cocktail de première, après, j'ai eu la chance de discuter avec eux! La groupie en moi n'était pas loin! Ils ont aimé le spectacle, je pense bien. Le lendemain, je voyais Judi planter "live" devant moi en face de l'hôtel, toute absorbée qu'elle était par son appareil photo. Pas de mal. Elle a réussi à planter de façon magistrale en ne lâchant pas son appareil! Je l'ai trouvé encore plus sympathique!

Sabrina: “If you don’t stand up, I’ll bring back Margaret Tatcher!”
Réaction monstre.

C’était la dernière tournée de notre belle Manu. Elle va me manquer. Je vais la revoir, c’est sûr, mais cette fille est un atout pour la compagnie. Elle a une intelligence émotive et une sensibilité incroyables. Pis c’est une danseuse qui semble flotter… Je n’ai aucun doute qu’elle saura trouver son bonheur… c’est une personne magnifique.

C’est une équipe incroyable, si je peux me permettre de me répéter. Sans idéaliser, je pense qu’on a trouvé un équilibre où l’égo n’a pas vraiment sa place au sein de la compagnie. On a tous des personnalités fortes, mais on est tissés serrés. On s’aime ben.

Quote de Simin; « J’ai le tsour de a poche en jachère »

Bon. Là, c’est les vacances. Film-lé n’arrive que ce soir. J’ai un bel après-midi devant moi. Je vais aller m’évanouir sur un banc de parc, je pense.

samedi 4 juin 2011

Un matin rock'n roll


Londres
4h15 du matin
Alarme de feu dans l'hotel.
Tab...
Mon premier réflexe d'auto-défense?
Éteindre la #@%&!!! d'alarme sur mon cadran et me rendormir!
Sarah, ma roomate, a été pas mal plus alerte;
Elle m'a dit: "Pogne ton passeport, on sort!"
Une gang de danseux sul'bord de la rue, les yeux bouffis, la face pleine de plis de draps.
Genre mille heures plus tard, un camion de pompier s'est pointé.
Wow! Ben moi, j'ai déjà appelé les pompiers, à Montréal, pis 5 secondes plus tard, 3 camions arrivaient avec des pompiers pleins de haches pis de tuyaux.
Je pense que c'est parce que le feu britannique va moins vite.
C'est toujours une question de culture.
Bref.
Faut essayer de se rendormir, maintenant, parce qu'une Nini pas réveillée est une Nini pas de bonne humeur.
Pis ça, c'est plate pour l'Angleterre, ben plate.

jeudi 2 juin 2011

La sirène

Oh, j'ai oublié de vous dire,
le soir de l'avant-dernière, un gars est monté sur la scène lors des saluts. Il est monté sur scène nu avec une immense perruque blanche. Il a juste marché sur scène, personne ne l'a arrêté, il n'était pas agressif ni rien, mais quand même! Genre d'affaire que e show provoque. Le public de Paris m'aura surpris jusqu'à la dernière minute. Pas que je m'attendais à quoi que ce soit, mais l'électricité qu'on sentait dans l'ai laissait place à... n'importe quoi, on sentait qu'il aurait pu se produire n'importe quoi. Les gens criaient parfois, à la fin des applaudissements, de gros "MERCI!!!", et wow, que de réactions enivrantes! Moi et Mick Jagger = même combat!

Qué pasa, signorita?


Aaaaaaaah le amis, je suis tellement désolée de n'avoir pas tenu le fil de la tournée à jour! Je sais pas, vraiment pas pourquoi d'ailleurs. Je n'ai pas été attaquée par des zombis, je n'ai pas manqué d'internet, ni d'inspirations, ni d'aventures. J'ai juste pris un break d'écrire. On dirait que j'étais saturée de touches d'ordinateur pour un ti boutte. Mais là, ça revient. Le doigts me démangent. Bon signe.

Il y a eu le départ d'Utrecht et ses chauffeurs de taxi désagréables comme un Harper sur l'acide. Pas contents, les môsieurs, pas contents du tout parce qu'on voulait être 5 au lieu de 4 dans ton #*&*\&!!!!! de taxi. Pis en guise de signe de protestation, on a fait une ride d'enfer vers l'aéroport et je pense qu'on a à peine effleuré le sol avec les roue. Même pas peur.

Arrivée à Paris, ville où j'ai plein de beaux souvenirs! J'y suis venue pour la première fois en 2003, à la fin de mes études en théâtre, pour y faire un stage de jeu masqué. On était toute ma classe à faire les fous pendant 10 jours. J'y suis revenue depuis, en tournée, et chaque fois, c'est la même chose. Il y a quelque chose de très familier dans cette ville. Je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas les parisiens! Qu'est-ce qu'ils sont chiants! On me disait; il y a les Français, et puis il y a les Parisiens. Oooooooh que c'est vrai. Les gens sont stressés, stressés... Mais au Théâtre, on a tellement bien été reçus! Claire, directrice de la section danse, est une perle de gentillesse! Elle nous a écrit personnellement après les spectacles pour nous féliciter! Et l'accueil! Wow! 5 rappels chaque soir. On ne s'attendait pas à ça. Moi pas, en tout cas.

Je me disait que ça allait être plutôt froid. Mais non, pour un peu, on se sentait comme des rock stars. Je commence à sentir ma tête enfler.

Vraiment, on a fait une série de spectacles digne de nous, forts et énergiques. Beaux.

J'ai mal au corps, et plus les shows avançaient, plus on sentait fatigués, mais on n'a pas lâché. Je peux répertorier environ une douzaine de bleus en ce moment sur mon ti body, mais je suis rendue blindée, on dirait. Steel-body Bodri.

Le 23, Film-lé jouait à Pari, lui aussi. Tient donc. Je me suis garroché vers le café où il jouait direct après le spectacle avec une fébrilité sans nom. Pis ben, trop tard, j'ai raté la fin de son match d'impro. Pas grave, on se retrouvait. Fatigués, mais heureux. Le 24 il ne partait qu'à 16h, alors on a fait un brin de visite. On a été voir les dessous de la tour Eiffel. On a marché. On a pas beaucoup parlé. On était juste heureux de se retrouver. Mangé de la bonne crème glacée.

Pis il est parti. Ça a failli virer au drame; je l'ai envoyé sur la mauvaise ligne de métro! Il a failli rater son train par ma faute. La crème glacée m'était montée au cerveau! Il a attrapé son train de 16h à 15h58... Du grand Bodri... Ben quoi, j'essayais juste de l'empêcher de partir! Petit pause agréable dans cette tournée!

D'ailleurs, cette tournée est vraiment merveilleuse. Vraiment. Tout le monde est zen, pas mal discipliné. Tout le monde a vraiment une belle attitude. Je découvre de nouvelles personnes, dont la super Guillermina Kerwin, alias Guacamole. Quelle fille agréable! Première tournée, 2 enfants, une bonne humeur et une folie contagieuse. Et d'une humilité! À prendre sans modération!

On a fini ça en beauté, la run à Paris. On a été, après la dernière, au café l'Industrie.

Très bon, j'ai mangé du canard. Pas rentrés très tard, je suis rendue sage! Et le lendemain, on avait congé, alors ma grande amie, ma BFF, Sandra, qui vit maintenant à Reims, venait me rejoindre en ville!

Je me suis levée de bon matin. 8h! J'ai marché jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il faut vous dire que, la dernière fois que nous nous sommes retrouvées à Pars ensemble par hasard, nous nous sommes retrouvées sous la tour Eiffel. Fallait trouver quelque chose d'aussi gros! Alors 9h15, gros soleil, pas grand monde sur la place, pas encore. Elle est là, assise calmement. Je la reconnais tout de suite. Ma soeur qui ne m'a jamais vraiment quitté. Ma soeur à qui je peux tout dire. Qui n'a pas peur de me brasser, qui me dira toujours ce qu'elle pense franchement. Vision rassurante. Elle ne l'a pas eu facile, durant la dernière année. Organiser un déménagement en France, sans sécurité d'emploi, avec des problèmes pour son visa... Elle est courageuse, mon amie.

On se retrouve là. Après 3 mois sans s'être vues. Ça a toujours été comme ça. On se connait depuis 20 ans, mais chaque fois qu'on se voit, c'est comme si on s'était vues la veille. On marche dans Paris, Saint-Germain des prés, Montmartre, la Basilique, on s'arrête pour manger un peu. Confit de canard délicieux. Sandra me dit que ici, c'est moins cher que de manger de la viande rouge. Alors on se bourre la face dans le canard. Un petit rosé mmmmm... On continue notre promenade, on passe à côté de l'opéra. Deux vraies touristes bien assumées... Pompidou, le Louvres, le marais, on fini dans le coin de Notre-Dame, elle doit repartir vers la gare bientôt. Presque 10 heures de marche à travers la ville! On a parlé de tout et de rien, on fait un peu le bilan de où on est rendues dans nos vies. C'est stimulant et épeurant à la fois. Parce qu'on sait très bien toutes les deux quelles étaient les aspirations profondes de l'autre. Parce qu'on connait maintenant les possibilités concrètes qui s'offrent à nous. Parce qu'on se connait. C'est une battante, mon amie. J'en suis fière!

lundi 23 mai 2011

L'avion fâché

Paris, c'est toi ma ville


Bon, je suis à Péééééééérissssssss, ville de lumière et de baguette sous le bras.

Mais avant d'être arrivée dans mon appartement de la place d'Italie, plusieurs choses se sont produites. Des choses... étranges. Surnaturelles. Impossibles.......

Premièrement, il a plu toute la run à Utrecht. Obligé de rester à l'intérieur. QUOI? Eugénie au repos? Dans sa chambre? Dans son lit? À écouter des films pis dormir? De quessé? Ben oui. Je ne veux aucun commentaire. J'entends déjà Film-lé.

On jouait dans un entrepôt à l'intérieur duquel on avait construit une scène. C'était immense. Les loges étaient des espèces de containers roulant chauffés. Très agréable. La scène étaient entourée de rideaux, alors on sentait quand même l'écho des voix se répercuter dans tout l'entrepôt. Une salle de 450 places... C'est gros. Aussi gros qu'une vente de sofa chez Léon. Les deux soir, il y avait entre 120 et 150 personnes. Plate. Aussi plate qu'une pub de chez Léon. Mais on a fait des bons shows quand même, hein? On est des professionnels! Oui! Le public ne réagissait pas beaucoup. Même que, pendant la bataille entre les filles, section où on va dans le public, les gens ne voulaient pas me laisser passer dans leur rangée... J'avais envie de faire de gros rot pour me venger.

Quote from Sabrina: "Yes, I can see in the dark!"

On a bien rit.

On a à nouveau comme compagnon de tournée Dorian, e fis de Marie-Ève, qui est un petit pou de 2 ans croquable comme tout! Il fait "l'avion fâché", un avion avec les eux presque à l'envers. Ça vaut 1000 euros. Il peut tous nous nommer, il répète tout ce qu'on dit ou fait, je le mangerais tout rond!

Après notre escapade champêtre à Utrecht, nous voici donc, dimanche matin, en route vers Paris. Nous allons jouer au Théâtre de la ville. J'entendais ce nom dans mes cours de théâtre et ça me faisait rêver. Jamais je n'aurais cru y fouler les planches un jour.

Donc, dimanche matin, on paquete les petits. Je regarde par la fenêtre une dernière fois, et je vois le troupeau de moutons de l'autre côté du canal. Merveilleuse photo que ça ferait, toi chose! Je sort mon appareil, et le temps que je revienne, je pense qu'ils m'ont vu, ou qu'ils sont ben pudique du kodak, mais il y avait plus mouton qui vive. Partis! N'écoutant que mon instinct de carnivore ancestral, je me met à "caller" du mouton. Et "bèèèèèèèèè" pour les ramener devant l'objectif. Je me penche un peu plus au dessus de la fenêtre. J'entends "allo?"... Deux de mes comparses me regardent avec un air étrange. Bon. Hum. Je vais retourner faire mes bagaglis.

Faque on se retape 45 minutes d'autobus vers Amsterdam, l'attente de 2 heures pour le vol. Retard à cause d'un passager. 50 minutes de vol qui nous brasse dans tous les sens, j'en ai perdu ma mise en pli. Je vous mens pas, je pense que ça a tellement turbulé qu'on a fini le vol dans des sièges différents d'où on était au départ.

Arrivée à Paris. AAAAAAAAAAAAAHHH Paris. Petite coquine, tu m'as manqué.

Attendez un peu... Arrivée à Paris, facile de même? Noooon môsieur, vous ne vous en tirerez pas comme ça, bande de petits québécois affamés que vous êtes. KLM vous offre aujourd'hui seulement l'opportunité gratis deeeee...... (roulement de tambour) perdre la poussette de Dorian! Et une maman en criss, une! Faque on a attendu après la madame qui attendait après la poussette. Volatilisée, pardu. Entre Amsterdam et Paris, quelque part, une poussette rouge pleure. Ils nous en ont donné une, en attendant la livraison à l'hôtel de celle de Marie-Ève.

Arrivée à l'hôtel; approximativement 19h

La soirée s'est bien terminé; une "date" avec mes amis et une bouffe extraordinaire.

Aujourd'hui, Paris est à MOI!!!!!!!

dimanche 22 mai 2011

On arrive!!!

J'écris plus demain, là il est 1h30 du mat, je viens de passer une superbe soirée avec mes deux amis crotinguette et Dagnel, et je m'endooooowwwww!!!! Mais une chose est sûre; je suis super heureuse d'être de retour à Paris! On est donc bien chanceux!

Les gars...

https://www.facebook.com/video/video.php?v=10150620327470445&comments

jeudi 19 mai 2011

Chronique historique: Utrecht

Utrecht (ancienne Rheno Trajectum romaine, plus tard, Ultraiectum), est une ville des Pays-Bas, chef-lieu de la province d’Utrecht.

Avec ses 304 922 habitants (au 30 septembre 2009), elle est la quatrième ville du pays. Son agglomération fait partie de la conurbation de la Randstad Holland (7 100 000 habitants entre Amsterdam - La Haye - Rotterdam - Utrecht). Située en plein milieu des Pays-Bas, cette ville très dynamique et étudiante est aujourd’hui connue pour sa cathédrale (Dom).

À l’ouest de la ville, un grand quartier nouveau prévu pour abriter 85 000 habitants, appelé Leidsche Rijn, est en cours de développement. Les travaux devraient se poursuivre jusqu’en 2015.

L'origine de la ville remonte à une fortification romaine commencée en 47 après J.-C. À l'époque, son nom était Rheno Traiectum (plus tard, Ultraiectum), un poste frontière proche d'un gué sur le Rhin. Au VIe siècle, Utrecht tombe sous l'influence franque. En 690, le missionnaire irlandais Willibrord s'installe à Utrecht, et cette ville sera pour les Pays-Bas le centre de la foi chrétienne pendant tout le Moyen Âge. En 1122, Utrecht obtient sa charte d'affranchissement. Les évêques d'Utrecht exercent aussi un pouvoir séculier sur toute la province d'Utrecht et la partie orientale des Pays-Bas. Après le Moyen Âge, de nouvelles villes, enrichies grâce au commerce, comme Amsterdam, Leiden et Rotterdam commencent à devenir plus importantes qu'Utrecht. Après la signature de l'Union d'Utrecht, le siège de l'évêché est abandonné et n'est rétabli qu'en 1723 (Église vieille-catholique); en 1853 le siège de l'évêché de l'Église catholique romaine est rétabli. Le 11 avril 1713, le traité d'Utrecht y est signé ; il met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

La vieille ville d’Utrecht a beaucoup de curiosités touristiques. Des églises médiévales, la plus grande était la cathédrale Saint-Martin d'Utrecht. Aujourd’hui il n’en reste que la moitié, depuis le terrible ouragan de 1674. La tour de la cathédrale, avec sa hauteur de 112 m est devenue le symbole de la ville.

Les canaux, bordés de terrasses et de verdure, donnent à la cité son charme réputé.

La Maison Schröder de l’architecte Gerrit Rietveld (1924) est reconnue comme un des premiers symboles du mouvement moderne en architecture. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000.

Du 17 au 26 juillet 2009, la ville d’Utrecht a accueilli la dix-septième édition du festival international de chant choral Europa Cantat.

Back on tour! Tournée mai-juin 2011

Bonjour tout le monde!

Nous sommes à Utrecht, et non, ce n'est pas le son que je fais quand j'éternue, mais bien le nom de la ville à une heure d'Amsterdam où nous présentons Un Peu de tendresse, bordel de merde! demain et après-demain.

Nous sommes arrivés hier, après un vol sans remous. Une heure d'attente à l'aéroport pour un bus perdu, et ensuite, Utrecht. Nous sommes dans un hotel au milieu des bois. Sérieusement. Je me réveille le matin avec devant moi un canal rempli de canards et un champs rempli de mouton. Plus loin, des tentes-roulottes. Ça m'en prendrait pas gros pour me mettre à manger du tofu. Ça sent le vert à plein nez! Good! Parce qu'après, c'est le festival de la grosse ville! Paris et Londres.

Je traine une voix de rockstar déchue depuis mon départ. Gros rhume. Tout le monde y va de son conseil médical. À date, le grand gagnant, c'est l'huile d'orégan. Ça goûte dégeu, mais c'est efficace!

J'ai parlé à monsieur Film-lé tantôt, il est dans les environs de Paris. On se voit le 26 à Paris. On est tellement jet-set!

C'est vraiment agréable de revoir tout ce beau monde. De voir où sont rendus mes collègues dans leur vie, de les voir et de les deviner comme si on s'était vu hier. Une belle gang de fous, mais assagis un peu. Hier, on n'avait pas accès à nos chambres avant 14h, alors on est parti en gang tuer le temps en ville. On se promenait comme une gang de zombis, mais c'est là le signe qu'on est à l'aise. On ne s'en fait pas avec notre mine de déterrés, on laisse vivre les silences, on se garroche dans les vitrines de magasins de vélo...

On a eu une longue discussion sur la rigueur qu'on a acquis au fil des ans comme artiste. Une chose essentielle dont souvent les jeunes comédiens et danseurs sont moins conscients. C'est une responsabilité que chacun a de mener le spectacle à son maximum et de toujours se surpasser. D'arriver prêt, en fait. On ne réalise pas à quel point notre travail se fait en grande partie AVANT d'arriver sur scène. D'innombrables heures de travail sur le texte, sur la précision des mouvements, sur l'apprentissage d'une séquence de sorte à ce qu'elle devienne une seconde nature. Les collègues que je côtoie dans cette compagnie, je suis fière de ce qu'ils sont, autonomes, épris de leur art, soucieux de la qualité du spectacle, toujours en questionnement, et surtout extrêmement talentueux...

Répétition ce soir. Mon corps se prépare mentalement au choc.

lundi 16 mai 2011

Stand-by un dodo...

Paperasse à régler, comptes à payer, costumes à réparer.

Toujours la même routine d'avant-départ. Prévenir Visa que non, il n'y a pas un étranger qui s'est poussé avec ma carte pour dépenser tous mes avoirs en Europe, changer mon forfait cellulaire, trouver des Euros, choisir des kits de linge, changer 145 fois d'idée, photocopier tous mes documents officiels, transmettre mon itinéraire à la moitié de la population Québécoise, essayer de ne pas oublier de manger un peu.

On part demain pis j'ai l'impression que ça va être bon.