jeudi 22 juillet 2010

Into te wild

Je dois vous faire partager un petit bijou. C'est le blog d'un gars parti en road trip pour 1 an. Ses réflexions sont profondes et émouvantes. Il me fait rire...

http://etreici.blog.com/2010/06/23/into-the-wild/

jeudi 15 juillet 2010

La fin, déjà...

Bon ben.

Là, on est à l’aéroport, ça fait au moins mille heures qu’on attend. On a pris 6 avions en 8 jours. J’ai le mal de coeur qui se tient pas loin au cas où. Pis aujourd’hui, juste pour faire chier, après 8 jours de soleil, là, il y a des orages éclectiques au-dessus de Charles-of-Gaulle.

Sara est couché à terre en chien de fusil, Julien taponne sur son iphone, Anne joue au tetris, Simon regarde... on ne sait trop quoi. Alexandre essaie d’attirer l’attention en faisant jouer du gros rock sale sur son ordi. Tout le monde est dans son monde. Retard de 20 minutes.

Les retours sont rough.

Je vis toujours un deuil. Toujours. Qu’on parte 1 mois ou 3 jours. C’est dur de quitter l’effervescence de la tournée. Tout le monde retourne à sa vie. Les papas et mamans ont hâte de serrer leurs kids dans leurs bras. Frédéric a d’ailleurs fait une répétition tout à l’heure pour se remémorer les techniques de changement de couche.
J’entre dans un rush. Un rush le fun mais un rush tout de même. Sur le vol de retour je vais en profiter pour mettre la dernière main à mon texte. Première répétition demain.

Hiiii-ha!


J’ai été un peu négligente ces derniers jours, je n’ai pas beaucoup écrit. Nous sommes allés 3 jours à Almada. Juste assez pour me donner envie de revenir explorer les Portugal. Nous sommes allés à la plage avant-hier, en voyage organisé. C'est à dire qu'on s'est rendu tous ensemble par tram et bus jusqu'au bord de l'Atlantique, qui était gl-gl-gl-glacée... On a brûlé au soleil, mes amis!!! Au show hier soir, on dénombrait 13 coups de soleil, 8 marques de costume de bain et 1 insolation.

Moi, j’ai des taches de vaches derrière les genous. Essaie de mettre des « pads » pour faire les chorégraphie, ayoye, tab...

Un bel endroit, par contre, on jouait dehors, donc tard. La scène était construite dans un cours d’école. Pas d’élèves en vue, thank god, on traumatisera personne à soir.

Un petit vent, des mouettes qui commentent nos numéros, des têtes blanches plus qu’enthousiastes, j’ai même créé un sketch avec une madame rousse avant le show, on la faisait passer pour ma mère que je braillais de retrouver... On a eu un gros fun noir!
Hier, avant le spectacle, visite de Lisbonne. C’est beau, cette ville, dans toute sa décrépitude. On m’a dit que le Portugal était l’un des pays le plus pauvre d’Europe, je ne sais pas si c’est vrai. Les murs de la ville témoignent toutefois d’un manque d’entretien évident des structures. La ville est lumineuse, toute en côtes et en escaliers. On a pris le ferry pour s’y rendre. Un ferry faisant penser à un « Boat-people ».

Le premier soir, on a mangé dans le port d’Almada, fruits de mer, porto blanc, frites.
En rentrant, on a croisé des bestioles sur la rue.

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Deux coquerelles dans la rue...

Gangrène- Dis donc, tu vois pas quelque chose?

Crespo- Rrararra nen, kess tu veux dwire?

Gangrène- J’entends comme une grondement sourd.

Crespo- Capôôôôte benwaide!

Gangrène – Je te dis, je vois des affaires énormes au loin, énormes!

Crespo – Dans ta tête, fillette.

Gangrène – Ah oui? Depuis quand les affaires dans ma tête avancent vers nous à pas démesurés?

Crespo – Ben caline de binne! T’as waisonne, man! Cours, Gwangwène, cours!

Gangrène – Euh, pourquoi on se tasse juste pas? Il y a une bouteille de bière à moitié vide, juste là, on se cache dedans!

Crespo – Ataboy!

Elles grimpent dans ladite bouteille, mais Crespo, légèrement enveloppée, éprouve quelques difficultés. Elle y parvient enfin.

Crespo – Koss qu’on fait astheuw rrrarara?

Gangrène – On attends que le géants passent.

Crespo – Sont une méchante gang!

Gangrène – Tabarouette! Ils viennent de tuer Rodrigue et sa femme!

Crespo – Elle qui attendait son 6 millionième morveux!

Gangrène et Crespo – Woooooooooooo!

Crespo – Kossé ça?

Gangrène – Un des géants vient de prendre notre cachette!

Crespo – Fayt je te dise, je t’ai toujours aimé...

Gangrène – Arrête moi ça, on va pas mourir.

Luche – Hey, cool, je viens d’en trouver une pas vide!

Gaetan – Man, c’est dégueu, laisse ça à terre.

Luche – Non, j’ai vraiment soif.

Gaetan – Héhéhéhéhé....

Crespo – Ils ont ein dwôôôle d’accent, non?

Gangrène – On s’en va dans l’hôtel, Cresp!

Crespo – On vient de fwapper el jackpot!

Gangrène – On va envahir l’hôtel!

Crespo – Leurs bagages!

Gangrène – Leur pays!

Crespo – Le mondeuuuuuuuuu!!!!

Gangrène – Je suis émue.

Crespo – French moé.

Nos deux amis sortent enfin de leur cachette pour se précipiter en douce dans un sac adidas éventré, dans l’attente de leur sortie victorieuse dans un lointain pays...


Je suis de retour. Après une journée interminable de transport. Je connais les aéroports par coeur, maintenant.

Gros orage sur Paris, l’avion brassait dans tous les sens.

Puis, le vol sur Montréal, nous sommes quelques uns a avoir été surclassés, et ça, ça met un baume sur 16 heures de transport. Alexandre était vert de jalousie, hé hé.

Je joins des photos bientôt, promis.

See you later alligator.

lundi 12 juillet 2010

Playa Portugal!

Nous voici donc à Almada. Pas l'hôtel, la ville.
La banlieue, plutôt.
Les spectacles à Amsterdam se sont bien passés, le deuxième mieux que le premier. Disons que le premier soir, malgré un public vraiment chaleureux, on était un tantinet mou au niveau du molet.

Julie, ma coloc d'Amsterdam, m'a jasé ça une bonne demi-heure après le show dans le lit, et j'avoue que cette partie de ma vie est floue dans mon esprit... J'essayais fort de soutenir une conversation, mais la bouche molle, ça marche pas. Je lui dormais dans la face, pauvre elle.

Je me regarde le body, à matin, pis je suis un joyeux mix entre Arnold Schwarzengueuguerre (Mon alter-ego) et un mapmonde en 3D. Les bleus envahissent la planète Bodri et les muscles prennent des proportions surprenantes.

Mad dog Bodri is here.

De retour en chambre avec ma chum Enrica, à Almada.

Clisssss c'est beau!

Hier, journée d'amérique, journée de cobaye, journée d'ateeeeennnnte... On est partis de Amsterdams à 10h, vol vers Paris, 2 heures d'attente, vol vers Lisbonne, autobus vers Almada. Drop les bagaglis, pis tramway vers le port.

On nous attends déjà impatiemment, on est déjà des rock-stars ici! La preuve; les garçons de restos nous courent après pour nous faire asseoir dans leurs restos!

Comme on est anti-attrape-touriste (tsé, on développe des antennes, à la longue) on se dégotte un petit resto qui sent bon, avec un serveur vraiment gêné qui passe la soirée à courir tête baissée pour assouvir nos moindres désirs.

Moi; seiche (pieuvre) avec salade de poivrons, vino et mousse au chocolat. C'est bon, mais j'avais tellement faim que j'aurais pu manger des taies d'oreiller que ça aurait goûté bon pareil. Mention spéciale à la mousse au choco qui goûtait le Dunkin Hines pas cuit. mmmmmmmmm. En prime, on regarde la partie de foot Espagne-Hollande. On est contents de l'avoir quittée ce matin, celle-là. J'aime pas ça voir du monde pleurer. Si en plus ce sont des immenses gars blonds, ça devient troublant!

On se termine ça avec porto et Jamieson.

Retour à l'hôtel, dernier verre au bar, on raconte à Julien, "the new one" nos meilleurs souvenirs de tournée. Évidemment, la fameuse soirée à Helsinki ressurgit comme un spectre aux effluves de vomit et de toilettes détruite. Passons.

Là, mais drette là, je m'en vais montrer mon pas-de-tan aux Portugais sua playa. On se fait un voyage organisé.

Je pense que ce que j'aime tant à être en tournée, c'est que je me sens moi-même, je me connais à travers ces amis que je découvre chaque jour davantage. Je ne me sens pas jugée, jamais. Même si je suis une criss de folle. C'est complètement égocentrique, mais ça me donne le goût de me tourner vers les autres. Ces autres-là, ils sont fous aussi. Tristes parfois, compréhensifs toujours, et profondément humains. I like it.

Je m'en vais goûter les sel de mer live.

Ciao!

vendredi 9 juillet 2010

The guy who saved my day, remember?

C'était il y a près de 3 ans. Je prenais un vol Berlin-Genève pour aller voir une amie à Annecy. Le douanier voulait à tout prix que je reste dans son pays, ça a ben l'air. Il me faisait des gros yeux méchants en regardant mon passeport pis ma canne de sirop d'érable. Pour plus de détails, regardez vers le début du blog. Bref, journée de marde, douanier de marde, retard, fouille, patati patatra! Pis il y a un gars qui me demande, de même, l'air de rien, si tout va bien. SI TOUT VA BIEN??? J'avais envie de lui sacrer mon livre en pleine face. Mais là, pour une fois dans ma vie, je suis sortie de mon air bête habituel que je porte dans les lieux publics (ça éloigne les moustiques) pis je me suis dis qu'il essayait juste d'être fin. Pourquoi pas lui rendre la pareille? Faque j'ai rangé mon livre pis on a jasé. Pis jasé. Pis monté dans l'avion. Pis jasé. Pis échangé no I-Pod. (Je vous entends crier "oooooooouuuuuh!" devant tant de dégoulinades romantiques. Mais non. C'était pas ça. Juste une belle rencontre qui a transformé ma journée. Eoghan. Son prénom veut dire "Eugène" en gaélique. What a coincidence!? Il vient d'Irlande. Tsé, check moi la tête pis les freakles! Han? Pour moi c'était mon frère dans une autre vie.

Tout ça pour dire qu'après 2 ans, on a continué de s'envoyer des affaires, de se faire découvrir de la musique. Pis ce soir, il est venu voir le spectacle. Il vit maintenant à Amsterdam. Il a pas changé une miette.

C'est toujours rafraichissant de comprendre ce que les gens ressentent en voyant le spectacle. Moi, ça me ramène à pourquoi je fais ça, et je réalise ce qu'on porte, ce qu'on transmet au public. Pas que je sacralise la chose, juste de rester conscient de ça, juste de réaliser que c'est extrêmement précieux, cet échange. On ne peut pas dire n'importe quoi n'importe comment. On ne peut pas souffrir la complaisance.

Parlant de précieux, notre Dave national s'est foutu une banane dans le cul en mon honneur pendant le show. Je pense qu'il me fait des avances solide... Mais je le trouve juste un peu trop petit. Dommage.

Demain soir on s'organise pour commander de la pizza et louer un bateau pour aller sur les canaux pour le soir de dernière. Yééééé. J'aime la tournée.

Au resto, grosse conversation sur le mariage, ce que ça veut dire pour nous. Je vous déstabilise, hein? Comme quoi on passe pas nos journées à boire pis dire un paquet de niaiseries en se mettant des bananes là où ça fait mal!

Julie est arrivée ce matin, contrat oblige. Elle a failli rater son vol, William, son bébé/fil/bombe/trop cute avait caché son billet. Il voulait pas qu'elle parte! Cuuuuute!!!

3 heures du mat, faut que matante se couche!

Bonne nuit de l'autre bord!

jeudi 8 juillet 2010

Amsterdam, I'm back!!!

Bon bon bon... je suis arrivée à Ansterdam, la ville des millions de bicycles et la ville où il fait bon se sentir petit. Dans le sens que les Hollandais sont grands, tsé. Pi l'heure est au foot, on passe inaperçus, en plus d'être petits... Tout le monde est arrivé hier, donc tout le monde est frais et dispo. Sauf moi, arrivée ce matin, tête dan le cul mais de très bonne humeur, j'ai marché 3 heures cet aprèm. Je sens un tantinet décalée... mai contente contente d'être de retour avec cette gang de fous qui va faire du pédalo dans les canaux d'Amsterdam! Première soirée, première belle soirée... Resto italien, du bon vino, des bon amis... criss, on se croirait chez Pacini. Toute seule dans ma chambre, Julie, ma coloc, n'arrive que demain. Je soigne mon Jetlag pour être top shape.

Demain soir, je ne sais pas si vous vous souvenez, (voir dans mes premiers post) un certain Eoghan vient voir le show... Ce même Irlandais de souche qui m'avait sauvé d'un potentiel internement à l'asile de Berlin à cause d'un gros cave de douanier et d'une canne de sirop d'érable il y a de cela quelques année... Ce Eoghan qui enviait ma vie de voyage et d'arts, qui travaillait pour le gouvernement suisse, et bien il a fait le grand saut, il vit maintenant ici avec sa femme et sa musique! J'ai hâte de le voir!

Voilà pour ce soir, ce petit intermède dans ma vie de fous me fait du bien, les cocos!