jeudi 15 juillet 2010

La fin, déjà...

Bon ben.

Là, on est à l’aéroport, ça fait au moins mille heures qu’on attend. On a pris 6 avions en 8 jours. J’ai le mal de coeur qui se tient pas loin au cas où. Pis aujourd’hui, juste pour faire chier, après 8 jours de soleil, là, il y a des orages éclectiques au-dessus de Charles-of-Gaulle.

Sara est couché à terre en chien de fusil, Julien taponne sur son iphone, Anne joue au tetris, Simon regarde... on ne sait trop quoi. Alexandre essaie d’attirer l’attention en faisant jouer du gros rock sale sur son ordi. Tout le monde est dans son monde. Retard de 20 minutes.

Les retours sont rough.

Je vis toujours un deuil. Toujours. Qu’on parte 1 mois ou 3 jours. C’est dur de quitter l’effervescence de la tournée. Tout le monde retourne à sa vie. Les papas et mamans ont hâte de serrer leurs kids dans leurs bras. Frédéric a d’ailleurs fait une répétition tout à l’heure pour se remémorer les techniques de changement de couche.
J’entre dans un rush. Un rush le fun mais un rush tout de même. Sur le vol de retour je vais en profiter pour mettre la dernière main à mon texte. Première répétition demain.

Hiiii-ha!


J’ai été un peu négligente ces derniers jours, je n’ai pas beaucoup écrit. Nous sommes allés 3 jours à Almada. Juste assez pour me donner envie de revenir explorer les Portugal. Nous sommes allés à la plage avant-hier, en voyage organisé. C'est à dire qu'on s'est rendu tous ensemble par tram et bus jusqu'au bord de l'Atlantique, qui était gl-gl-gl-glacée... On a brûlé au soleil, mes amis!!! Au show hier soir, on dénombrait 13 coups de soleil, 8 marques de costume de bain et 1 insolation.

Moi, j’ai des taches de vaches derrière les genous. Essaie de mettre des « pads » pour faire les chorégraphie, ayoye, tab...

Un bel endroit, par contre, on jouait dehors, donc tard. La scène était construite dans un cours d’école. Pas d’élèves en vue, thank god, on traumatisera personne à soir.

Un petit vent, des mouettes qui commentent nos numéros, des têtes blanches plus qu’enthousiastes, j’ai même créé un sketch avec une madame rousse avant le show, on la faisait passer pour ma mère que je braillais de retrouver... On a eu un gros fun noir!
Hier, avant le spectacle, visite de Lisbonne. C’est beau, cette ville, dans toute sa décrépitude. On m’a dit que le Portugal était l’un des pays le plus pauvre d’Europe, je ne sais pas si c’est vrai. Les murs de la ville témoignent toutefois d’un manque d’entretien évident des structures. La ville est lumineuse, toute en côtes et en escaliers. On a pris le ferry pour s’y rendre. Un ferry faisant penser à un « Boat-people ».

Le premier soir, on a mangé dans le port d’Almada, fruits de mer, porto blanc, frites.
En rentrant, on a croisé des bestioles sur la rue.

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Deux coquerelles dans la rue...

Gangrène- Dis donc, tu vois pas quelque chose?

Crespo- Rrararra nen, kess tu veux dwire?

Gangrène- J’entends comme une grondement sourd.

Crespo- Capôôôôte benwaide!

Gangrène – Je te dis, je vois des affaires énormes au loin, énormes!

Crespo – Dans ta tête, fillette.

Gangrène – Ah oui? Depuis quand les affaires dans ma tête avancent vers nous à pas démesurés?

Crespo – Ben caline de binne! T’as waisonne, man! Cours, Gwangwène, cours!

Gangrène – Euh, pourquoi on se tasse juste pas? Il y a une bouteille de bière à moitié vide, juste là, on se cache dedans!

Crespo – Ataboy!

Elles grimpent dans ladite bouteille, mais Crespo, légèrement enveloppée, éprouve quelques difficultés. Elle y parvient enfin.

Crespo – Koss qu’on fait astheuw rrrarara?

Gangrène – On attends que le géants passent.

Crespo – Sont une méchante gang!

Gangrène – Tabarouette! Ils viennent de tuer Rodrigue et sa femme!

Crespo – Elle qui attendait son 6 millionième morveux!

Gangrène et Crespo – Woooooooooooo!

Crespo – Kossé ça?

Gangrène – Un des géants vient de prendre notre cachette!

Crespo – Fayt je te dise, je t’ai toujours aimé...

Gangrène – Arrête moi ça, on va pas mourir.

Luche – Hey, cool, je viens d’en trouver une pas vide!

Gaetan – Man, c’est dégueu, laisse ça à terre.

Luche – Non, j’ai vraiment soif.

Gaetan – Héhéhéhéhé....

Crespo – Ils ont ein dwôôôle d’accent, non?

Gangrène – On s’en va dans l’hôtel, Cresp!

Crespo – On vient de fwapper el jackpot!

Gangrène – On va envahir l’hôtel!

Crespo – Leurs bagages!

Gangrène – Leur pays!

Crespo – Le mondeuuuuuuuuu!!!!

Gangrène – Je suis émue.

Crespo – French moé.

Nos deux amis sortent enfin de leur cachette pour se précipiter en douce dans un sac adidas éventré, dans l’attente de leur sortie victorieuse dans un lointain pays...


Je suis de retour. Après une journée interminable de transport. Je connais les aéroports par coeur, maintenant.

Gros orage sur Paris, l’avion brassait dans tous les sens.

Puis, le vol sur Montréal, nous sommes quelques uns a avoir été surclassés, et ça, ça met un baume sur 16 heures de transport. Alexandre était vert de jalousie, hé hé.

Je joins des photos bientôt, promis.

See you later alligator.

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