Nous voici donc à Almada. Pas l'hôtel, la ville.
La banlieue, plutôt.
Les spectacles à Amsterdam se sont bien passés, le deuxième mieux que le premier. Disons que le premier soir, malgré un public vraiment chaleureux, on était un tantinet mou au niveau du molet.
Julie, ma coloc d'Amsterdam, m'a jasé ça une bonne demi-heure après le show dans le lit, et j'avoue que cette partie de ma vie est floue dans mon esprit... J'essayais fort de soutenir une conversation, mais la bouche molle, ça marche pas. Je lui dormais dans la face, pauvre elle.
Je me regarde le body, à matin, pis je suis un joyeux mix entre Arnold Schwarzengueuguerre (Mon alter-ego) et un mapmonde en 3D. Les bleus envahissent la planète Bodri et les muscles prennent des proportions surprenantes.
Mad dog Bodri is here.
De retour en chambre avec ma chum Enrica, à Almada.
Clisssss c'est beau!
Hier, journée d'amérique, journée de cobaye, journée d'ateeeeennnnte... On est partis de Amsterdams à 10h, vol vers Paris, 2 heures d'attente, vol vers Lisbonne, autobus vers Almada. Drop les bagaglis, pis tramway vers le port.
On nous attends déjà impatiemment, on est déjà des rock-stars ici! La preuve; les garçons de restos nous courent après pour nous faire asseoir dans leurs restos!
Comme on est anti-attrape-touriste (tsé, on développe des antennes, à la longue) on se dégotte un petit resto qui sent bon, avec un serveur vraiment gêné qui passe la soirée à courir tête baissée pour assouvir nos moindres désirs.
Moi; seiche (pieuvre) avec salade de poivrons, vino et mousse au chocolat. C'est bon, mais j'avais tellement faim que j'aurais pu manger des taies d'oreiller que ça aurait goûté bon pareil. Mention spéciale à la mousse au choco qui goûtait le Dunkin Hines pas cuit. mmmmmmmmm. En prime, on regarde la partie de foot Espagne-Hollande. On est contents de l'avoir quittée ce matin, celle-là. J'aime pas ça voir du monde pleurer. Si en plus ce sont des immenses gars blonds, ça devient troublant!
On se termine ça avec porto et Jamieson.
Retour à l'hôtel, dernier verre au bar, on raconte à Julien, "the new one" nos meilleurs souvenirs de tournée. Évidemment, la fameuse soirée à Helsinki ressurgit comme un spectre aux effluves de vomit et de toilettes détruite. Passons.
Là, mais drette là, je m'en vais montrer mon pas-de-tan aux Portugais sua playa. On se fait un voyage organisé.
Je pense que ce que j'aime tant à être en tournée, c'est que je me sens moi-même, je me connais à travers ces amis que je découvre chaque jour davantage. Je ne me sens pas jugée, jamais. Même si je suis une criss de folle. C'est complètement égocentrique, mais ça me donne le goût de me tourner vers les autres. Ces autres-là, ils sont fous aussi. Tristes parfois, compréhensifs toujours, et profondément humains. I like it.
Je m'en vais goûter les sel de mer live.
Ciao!
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