Une fois de plus hier soir j‘ai égaré mon appareil-photo quelque part au resto grec. C’est la !#%*&!!! de troisième fois que ça m’arrive durant ce !@&&?*$\!!!!! de voyage... Je fais mes valises en maudissant les dieux et en me tapant la tête dans le mur. Puis e me rappelle la résistance précaire dudit mur, et avant de pouvoir dire bonjour à Georges sans même avoir à ouvrir la porte, je cesse de me faire violence envers moi-même, et je pars à la recherche de mon !#?$***!!! d’appareil-photo.
En sortant de la chambre avec ma valise qui pèse trois tonnes, je croise Zin zin qui me dis que quelqu’un a ramassé mon appareil mais il ne se rappelle plus qui. Bon, c’est touours ça de gagné. Je descends déjeuner. On a tous notre gueule de « C’était-la-dernière-hier-pis-c’pas-grave-aujourd’hui-si-j’ai-l’air-que-j’ai-pass-kanyway-on-voyage-aaaaah-pis-haaannnn! » Gooood, une autre joyeuse journée de transport nolisé pour la compagnie Dave St-Pierre! Évidemment, il fait beau! Jusqu’à maintenant, les seules journées où il a fait beau sont celles où on voyageait, alors, quoi, fallait s’y attendre!
Bon, d’abord, re-taxi, re-paquetage de tas de valises de façon aérodynamique s’il-vous-plaît! Retour à la gare. Bon, armement des tobogans, vérification de la porte opposée, tout le monde a l’essentiel? Oui? Julie a William, Gaetan a sa bière, pis Alex a ses lunettes, tout va bien.
On remonte dans le train. Quatre heures environ.
Pis là, la chose se produit. Nous sommes 6 environ en première classe, le reste de la trouppe est en 2ème classe. Il ne restait tout simplement plus assez de place en 2ème pour tout le monde. Pis on nous sert un délicieux repas avec poisson, vin, dessert, digestif... Pis on bouffe en se disant que c’est le même traitement pour tout le monde. Ben non! Oh, injustice sociale, le sort a tranché en nous plaçant en première classe. Il n’y a que nous qui avons eu droit à ce traitement. On se sentais un peu « les bourgeois contre-attaquent » quand on est sortis du train pis qu’on s’est aperçus que les autres n’avaient pas mangé. On a goûté à l’amère injustice entre les classes. Mais c’était nous les méchants. Nous qui passons notre temps à critiquer ceux qui osent péter plus haut que le trou au profit des autres. La bouche pleine de saumon fumé. Ha ha.
On arrive à l’hôtel en recrachant notre diner dans la bouche de ceux qui n’ont rien eu.
Bon, les gens du festival ne nous ont pas mis dans le même hôtel que lors de notre premier séjour. On est au Ibis dans Montparnasse. On arrive à l’hôtel, et je dois vous dire qu’on nous attend de pied ferme; notre réservation a été annulée... « Non, mais c’est sous quel nom?... Ah, mais non, ce n’est pas annulé, ça n’a juste pas été payé, tout le monde doit payer... ah bon, le festival va passer payer?... Mais qu’est-ce qu’ils sont chiants ces québécois! » Bon, j’exagère à peine. Re-bienvenue à Paris!!! On commence à s’y faire, pis une fois l’enregistrement fait, après, tout va bien. Mais il manque toujours un taxi à l’appel...
Il nous manque Daniel, Alexandre, et Simon-Xavier.
Brrrrr.
Comment une impression de « déjà vu », me direz-vous?
Alors on attend, on attend.
La fébrilité monte d’un cran.
Nouveau mouvement haineux dans les sourcils du préposé.
Puis, au bout d’une demi-heure, on aperçoit nos trois ti gars entrer dans l’hôtel. Ben simonac, Alexandre, Simin et Daniel ont eu un accident ave leur taxi! Le chauffeur a accroché une autre voiture. Et évidemment, une engueulade en règles a suivi. Faut que je demande à Alex de me refiler la vidéo, c’est trop drôle! Leur taxi est rentré dans le derrière d’un camion, engueulade, attente, tites tapes de niaiseux. Finalement ils ont pris leurs affaires et ont arrivés à pieds mouillés parce que, évidemment, il pleuvait à boire debout! Ils trouvaient leur aventure très drôle. J’admire leur esprit zen. Moi les taxis, pu capab’ !
Une seule envie; bouffe, douche, dodo. Ah puis, tiens, chanter « Heureux d’un printemps » à tue-tête, juste pour le fun.
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