jeudi 4 décembre 2008

Chronique d'aéroport... euh de gare... euh de bus #3 - Düsseldorf - Ljubjana

On pourra se dire qu’on a vécu le pire...
Quel drôle de voyage. Après le spectacle à Düsseldorf, on a eu une réception, on a passablement bu, rit, dansé. On était claqué le lendemain matin. On part donc vers l’aéroport. Le ciel est gris, mais ça ne nous inquiète pas plus que ça. On s’enregistre, on monte à bord de l’avion, tout baigne. Bon, en montant dans l’avion on voit bien que la passerelle tremble un brin, mais Frédéric et moi on se dit que c’est à cause des moteurs tout près. On s’installe, c’est un vol d’à peine une heure et demi avec escale à Munich. Le temps passe, l’heure de départ annoncée est dépassée depuis un petit bout déjà. Le pilote fini par nous dire qu’à cause des vents de 100 km/h, le vol est retardé. Ça fait 1 heure qu’on poirote dans l’avion. Normalement on devrait déjà être à Ljubjana. Une autre demi-heure plus tard, on se fait dire que le vol est carrément annulé. Zut. On doit reprendre nos bagages, reformer le groupe et aviser de ce qu’on fait. Il n’y a que 2 vols par jour pour Ljubjana. Le prochaine est à 17h00 mais il sera fort probablement déjà plein. On a un spectacle le lendemain... on est un tantinet dans la merde. Comme Alexandre et Dave ont déjà pris un autre vol le matin même, le montage ne sera pas un problème, il risque juste de manquer pas mal de monde sur scène... Et comme nous sommes 20, et bien chacun y va de sa suggestion. Avec Georges, le manager de la compagnie, et Daniel, nous décidons de prendre le train vers Munich. Le problème, par contre, c’est que rendu à Munich, nous ne sommes pas assuré d’avoir de la plce sur le train Munich-Ljubjana.

SA-CRA-MENT!!! L’impatience commence à se faire sentir, mais tout le monde et de l’eau dans son vin. On prend le risque de partir pour Munich en train. Alexis nous pilote vers la gare de l’aéroport. Il s’organise pour nous procurer des billets, mais il ne prend des billets que jusqu’à Munich parce qu’il n’y a pas de place sur celui de Munich-Ljubjana. Coudonc, est-ce que tout le monde a eu la même idée que nous? Qu’est-ce qu’on fait rendu là-bas? On panique? Nooooo... le petit hamster tourne vite dans nos petits cerveaux. On a l’habitude de la tournée de survie... Bon, ça pourrait être mille fois pire, me direz-vous, et vous avez entièrement raison.

On a même envisagé la possibilité d’annuler le show de Ljubjana tellement on étaient claqués.
On monte dans le train bondé. Personne ne nous fait de place avec nos énormes valises qu’on entasse tant bien que mal dans le corridor. Il n’y a à peu près pas de places assises, et les gens se marchent dessus. On va faire 4 heures dans ce train. 4 HEURES!!! Les gars sont galants, ils s’assurent que les filles et le bébé sont confortables. Sweet!

Les gens sont fous. Ils ne voient plus qu’il y a d’autres humains qui évoluent autour d’eux. J’ai vu une dizaine d’homme d’affaire essayer d’enjamber le carrosse de Willy en lui marchait presque sur la tête pour se précipiter vers la première place libre. Papa ours était pompé raide! J’avais envie de créer un incident diplomatique. Mais bon, e ne sais pas si c’est l’expérience qui entre, tout le monde est resté zen, et à mesure que nous avancions vers Munich, le train se vidait, alors nous avons finalement tous pu nous asseoir.

Arrivés à Munich, un autobus nolisé du festival de Ljubjana nous attendait! On se prend de la bouffe rapido-presto, et on s’installe pour un autre 6 heures de voyage. Et la tempête de neige commence. Une tempête de neige (dla nééééiiige, comme dirait Willy) en Allemagne, oui, oui! Croyez-moi, ça ne leur arrive pas souvent. À Berlin il y 3 ans, ils ont failli annulé un de nos spectacles à cause d’un ÉNORME 2 cm de neige sur la chaussé. On est loin de l’hiver québécois!
On se plie du mieux qu’on peu dans les sièges du bus, et en route pour Ljubjana, Slovénie!

On va y arriver!

Je vus écris parce que le sommeil m'a déserté cette nuit. J'ai hâte de me voir le cerne demain!

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