Désolée du délai, mais il n’y a pas internet dans tous les hôtels... et entre vous et moi, ça fait du bien de se désintoxiquer. Toronto est un chapitre clos, les spectacles se sont bien déroulés. Le jacuzzi... haaaaa le jacuzzi. Je vais m’ennuyer! C’est le problème quand on a la chance d’aller dans des hôtels de luxe, on s’habitue trop vite.
J’ai tellement fait une belle rencontre! Ma coloc actuelle, Katia, est une travailleuse sociale qui a toujours eu un contact avec le monde du spectacle parce qu’elle ne peut vivre sans. À la voir aller sur scène, on comprend pourquoi... Quelle présence! En la regardant danser on voit immédiatement le plaisir pur de prendre l’espace et de donner un sens à chaque geste, chaque regard. Un cadeau pour l’oeil! Et quelle personne géniale! Une battante, ça se voit.
Je suis tombée sur la parade du père noël. Je cherchais à aller au musée par un beau dimanche après-midi, le dernier à Toronto. Je me suis lancée dans la foule déjà installée depuis longtemps sur les abords des rues du centre-ville, attaquée de toutes parts par des vendeurs de bois de chevreuil en styromousse cheap ou par des lutins au maquillage défraichi.
Clin d’oeil à ma chum Laura; j’ai vu les pires clowns de ma vie! Les cheveux en broussaille leur sortait des perruques, la pluie avait fait dégouliné leur maquillage, on se serait cru dans un film d’horreur de trrrrès mauvaise qualité. Ils lançaient des bonbons dans une foule prête à se battre pour quelques minuscules barre de chocolat... c’est pas grave, c’est GRATISSSSS!!!!!
Bref, je voulais aller au AGO, la galerie d’art de l’Ontario qui venait juste de réouvrir ses portes après de longues rénovations. Tout le monde a eu la même idée que moi, ça a l’air... 2 heures d’attentes avant d’entrer... Je suis partie me promener à l’aveuglette, comme j‘aime tant le faire au risque de me perdre.
Et après avoir tout fait pour éviter la parade, voilà tu pas que je tombe face à face avec la Père No lui même!!! Non mais, il me cherche celui-là! Tiré par une bande de rennes en plastiques sur un char bringuebalant, le gros monsieur en rouge resplendissait de joie de vivre. J’avoue, on se laisse prendre par la magie de Noël. Surtout quand on voit les yeux des enfants autour.
Je suis rentrée à l’hôtel le coeur léger.
Les gars de la troupe ont vécu le même sentiment que moi cette journée-là. Ils avaient visité le temple de la renommée du hockey...
Farewell Toronto!
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