mercredi 10 décembre 2008

Torino - Festival du film

Voilà. J’y suis enfin.

Maxime Giroux et moi on vient présenter le film qu’on a tourné il y a 1 an. La ville n’est qu’effervescence dans le coin où je suis. La foule est jeune, vivante. L’architecture de la vieille ville est impressionnante. Il y a le musée du cinéma, où Max et moi on a eu un fun noir à faire des conneries devant les écrans interactives. Maxime se plaçait devant une caméra et ça projetait son image sur une multitude d’écrans où il y avait des extraits de films. Lui qui est habitué d’être derrière la caméra, il s’en ai payé une tranche! J’en ai appris pas mal sur l’origine du cinéma. On a raté Roman Polanski, qui était là la veille pour un hommage à son travail. Je vais essayer de voir quelques films, mais que voir, il y en a bien trop!

Le premier soir on s’offre un resto typique piémontais mais... Petite déception. Les entrées sont indéfinissables, genre des mottes de mou, le morceau de veau grand comme l'assiette est pané et gratiné et je ne me souviens même plus de ce que j’ai mangé. Ça m’a marqué hein? Le vin était bon par contre, peut-être trop bon, c’est pour ça que je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé...

La projection du film se passe bien. Une vieille dame vient me voir après pour me dire à quel point elle s’est reconnue dans le personnage. Ce sont les petites histoires comme celle de cette dame (qui en sont de grandes, en fait) qui me touchent le plus. Pas ce que es critiques vont en penser, pas les revenus que le film va engendré. Mais savoir que mon personnage était assez véridique pour rejoindre cette dame, c'est ma plus belle récompense.

Le sponsor principal est Ferrero Rocher (non, ce n’est pas le frère riche de Yves), alors on nage dans le Nutella tout le long de la présentation. J’ai même eu droit à un sac en cuir avec le logo Nutella dessus. Période de questions après le film, puis on sort boire un coup, question de célébrer. On entre au hasard dans un bar. Quelques verres de vin. On sort, on voit une petite foule devant un autre bar, on y entre sur un coup de tête pour se rendre compte que ce sont des gens du festival. Génial! De belles rencontres, on discute films, on jase avec des Américains, des Libanais, des Tunisiens, des gens de partout. C’est enivrant! Le cinéma, c’est mon médium à moi. Me retrouver devant une caméra, c’est le plaisir pur de découvrir mes possibilités d’actrice. Je me révèle à moi-même comme comédienne. J’ai un fun noir! J’aime passionnément travailler avec Maxime. C’est un excellent directeur d’acteur et un rassembleur sur le plateau. Il travaille en subtilité et il sait ce qu'il veut.

Je suis fière de nous parce que ça n’a pas été un tournage évident. Nous avions peu de moyens et beaucoup de contraintes de lieux, de temps, d’argent. Mais tout le monde était dans le même bateau. La directrice photo, Sara Mishara, apportait plein de bouffe sur le plateau. Tout le monde était vraiment ingénieux dans les problèmes qui se sont présentés à nous. Et j’ai rencontré Guillaume.

Guillaume Beauregard était mon partenaire de jeu. Il incarnait mon chum dans le film. C’était son premier long métrage. Il a relevé le défi avec brio! C’et un gars de Granby, comme moi, et j’ai travaillé avec sa blonde au Mcdonald’s quand j’avais 16 ans... Petit monde. Marie-Ève, son amoureuse est aussi devenue une amie, ils ont un groupe de musique ensemble depuis 12 ans.

Les Vulgaires Machins, vous connaissez?

Non?

Kosse vous faites? Courez acheter leur dernier album! C’est vraiment excellent.

Le lendemain on a enfin mangé de la pizza qui goûtait le paradis pis j’ai laissé Max se remettre de sa cuite pour reprendre la tournée. Délissio peut aller se rhabiller.

Je suis trop chanceuse de vivre ça!

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