Ce matin je voulais enfin faire un peu de tourisme dans cette magnifique ville... Je me lève tôt, pleine de bonne volonté, mes bagages sont fait (surprenant, non?). Je descend au buffet déjeuner où un serveur a tôt fait de me coller aux basquets en me demandant où je veux m’assoir, ne comprenant pas que je ne veux que me prendre un croissant et filer en vitesse. Il me poursuit avec une intention claire de me faire ingurgiter un café de force, que j’avale d’une traite pour lui faire plaisir. Bonne idée finalement, je me sens un peu plus éveillée pour partir à la conquête des jeux olympiques 2006. J’ai 3 heures devant moi, puis je dois rejoindre mon Maxime Giroux de réalisateur vers 12h30 dans le hall de l’hotel. Je presse le pas, donc, pour voir le plus possible. Belle journée vous dites? Le ciel bleu, bleu comme les yeux de quelqu’un qui aurait les yeux bleus comme ça, tiens! Je commence par le bord de l’eau... Bon, des beaux monuments, des belles statues, des beaux bâtiments. Ok... j’ai les deux yeux dans la graisse de patate frite (mmmm j’ai hâte d’aller en Belgique) ça doit être pour ça que je ne m’évanouie pas devant tant de splendeur. Je me dirige vers le centre, plus touristique. Mais finalement j’avais déjà pas mal tout vu. Des beaux monuments, des belles statues, des beaux bâtiments. Il y a quelque chose de légèrement oppressant dans cette architecture serrée et très haute. On ne voit rien. Il n’y a pas d’air. C’est beau beau, beau, je suis quand même capable d’apprécier la grandeur du style Italien... mais... Tiens, une femme en pleurs passe à côté de moi. Pas des petites larmes, là. Une grosse crise de désespoir. Il y a quelque chose de toujours tragique ou dramatique dans la façon qu’ont les rois de la pizza de se parler ou de se comporter. Prenez l’équipe de foot. Une blessure mineure devient tout un spectacle! Vous regarderez des parties, ça en vaut la peine, j’y ai puisé de grandes leçons de jeu! Ce sont des gens au sang chaud, des passionnés! En sortant du resto hier soir un home appelait sa femme au loin dans une rue minuscule « Amanda! Amaaaaaandaaaa! » on aurait dit un pur opéra Italien! Et la langue provoque cette impression aussi. Les inflexions de voix sont enflammées, presque musicales.
Pour revenir à mon tourisme, j’ai un peu fouarré. Moi et mon habitude de partir sans carte, de suivre mon instinct, je me suis perdue... Et je devais rejoindre Max bientôt... Mais heureusement, Torino est fait en quadrilatères, comme à Montréal, je me suis donc fiée aux montagnes au loin pour me diriger, et en moins de deux, j’atterrissais dans le hall d’entrée luxueux. Max n’était pas encore arrivé. Je m’assois, et je revois ma jolie blonde au sac de Nutella de la veille. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur un Max à la voix enrouée, et à l’haleine plutôt dévastatrice. Bon, diner annulé pour cause de hang-over. Je l’ai retourné se coucher illico, cuver son whisky. Je suis retournée compter les lignes de trottoir Italiens pendant une heure jusqu’à ce que le moment de mon rendez-vous pour repartir vers l’aéroport arrive. Toujours le même garçon stoïque qui ne parle que pour me demander si j’ai aimé Turin... Bon, j’aurai peu vu l’Italie, mais ce fut une expérience enrichissante, un teaser pour une prochaine fois! Léger retard de l’avion, mais vol relax et en avant pour le reste de la tournée! Je m'en vais en Belgique.
Je dois arriver à Bruxelles vers 20h00, puis prendre un train vers Anvers. Le gars au guichet a caché sa bonne foi bien profondément dans son c... et ne me donne aucun détail sur où je dois aller. J'entre dans un train sans trop savoir à quel moment e dois transférer de train, et j'ai enfin ma réponse auprès d'un contrôler super gentil. Ben coudonc, je peux me débrouiller pas mal n'importe où ça a l'air! Je n'ai qu'à "suivre mon pigeon", comme dirait l'autre. J'arrive enfin à Anvers vers 22h00, saute dans un taxi et allez hop à l'hôtel.
Tout le monde est dans le bar et m'accueille comme si ça faisait 10 ans qu'on ne s'est pas vus. Ça fait du bien de réintégrer la gang!!!!!
Bon Dieu que c'est chaleureux ces "petites tartes joyeuses-là!"
Welcome back, babe, you're home!
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