vendredi 2 janvier 2009

Chronique d'aéroport #5 - Anvers - Lyon

1er décembre 2008!!!

Aujourd’hui, c’est la fête de Éric. Robidoux pour les intimes. Érica Badoux pour les vrrrrraiment intimes. On prend un bus pour la gare d’Anvers, d’où on prendra un train pour Lyon. Il monte dans le bus et on lui fait vraiment sa fête. On lui chante bonne fête de toutes les façons, Julie prend le micro et nous « entertaine » de façon magistrale! De la graine de Céline, je vous dis!

Pis on continue de lui chanter nos niaiseries jusque dans le train. Une vraie gang de « joyeux paysans québécois », comme dirait un français rencontré durant le voyage. Tant pis, on a du fun en maudit.

On prend à nouveau le train. Pas fâchée, je commençais à développer un ma de l’air chronique. On quitte Anvers en début d’après-midi pour Lyon. On s’en va jouer à la maison de la danse, qui est assez connue dans le coin. Même très connue. Ça fait quasiment peur tellement c’est connu. Dans leur programmation, on passe peu avant Pina Bausch, tsé veut dire...

Wooooo pas de pression la grande!

Mets ton focus sur William qui court dans le train...

Les gars se font une partie de poker avec des cartes cochonnes achetées à Budapest. Ça leur occupe l’esprit et les yeux.

Arrivés en gare de Lyon, un autre bus nous attend pour nous emmener à l’hôtel. Très chouette cette fois-ci, c’est un hôtel où nous occuperons des appartements.

Quand on a de grandes distance à parcourir comme ça en train ou en bus, on s’organise toujours pour que ce soit le plus chouette possible. On apporte de la bonne musique, on fait provision de bonbons et de chips, on s’apporte un bon livre. Bref, on profite de ce temps comme d’une pause, parce que c’est à peu près les seules qu’on a durant la tournée.

J’ai l’air de toujours décrire tout le monde en train de boire et de faire le party, mais c’est rock’n roll, une tournée. On en sort épuisés. Alors on se repose quand on peu.

Donc, dans le bus entre la gare et l’hôtel, Julie (La Perronière, comme on l’appelle) avait un ti peu bu, comme nous tous d’ailleurs, mais dans l’état de fatigue où nous nous trouvions, n’importe quoi pouvait arriver. La Perronière s’est mise à gueuler toutes les chansons folkloriques québécoises de son répertoire, à notre plus grand plaisir. Pis elle voulait qu’on lui réponde en plus. Vous auriez dû voir les yeux de son chum. Il la trouvait belle ce soir-là, sa danseuse! On s’est mis à taper du pied pis à chanter avec elle. Elle a tellement d’énergie cette fille-là! Elle m’impressionne.

On est débarqué à l’hôtel. Prend la clé au plus vite, moi et Manu, ma coloc de Lyon, on se sauve dans notre chambre comme un couple de jeune mariés. Pis on ne peut pas s’empêcher de s’émerveiller devant notre appartement. On aurait dit qu’on avait jamais vu un poêle de notre vie! Comment deux filles foutent en l'air des années de lutte féministe en s'extasiant devant deux ronds qui chauffent... On s’est jurée à la vie à la mort de se faire une méga épicerie pour le lendemain. On s’est couchées sur ces douces promesses, dans deux chambres bien SÉPARÉES PAR UN VRAI MUR, WOW!!!!

Je me sentais quasiment trop toute seule. Me suis roulée en boule et me suis endormie.

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